Paysage

Le paysage frugal, trésor des Off du développement durable

Mots clés : Aménagement paysager - Architecte - Démarche environnementale

« La frugalité est dans nos gènes » ! Par cette exclamation, la paysagiste Laure Planchais a introduit sa conférence sur « le paysage frugal », le 19 septembre au siège de l’ordre des architectes d’Ile-de-France. La manifestation a lancé l’appel à projets de la quatrième session des Off du développement durable. La réception des candidatures s’arrêtera le 14 novembre.

La quatrième session des Off du développement durable s’ouvre sur un paradoxe : le thème de la frugalité suscite une débauche du nombre d’organisateurs et de lieux associés à  l’événement. Au noyau initial composé de l’institut pour la conception écoresponsable du bâti (Iceb) et du collectif démarche durable (CO3D), se sont ajoutés six autres associations organisatrices. 16 institutions publiques affichent leur soutien. Montpellier se joint à Paris, Lyon, Marseille et Saint-Denis de la Réunion pour accueillir, le 29 juin 2017, la journée du Off, qui célèbrera les 30 lauréats. Nantes devancera l’appel le 21 mars, sous l’impulsion des étudiants de l’association Pouce Pousse.

 

Ni abstinence, ni austérité

 

Cette abondance ne contredit qu’en apparence le message des militants frugaux : « Donner envie, encourager les participants à se lancer à leur tour dans cette aventure », indique le communiqué du collectif d’organisateurs. « Frugalité n’est ni abstinence, ni austérité », prennent-ils soin de préciser.

La volonté d’associer plus d’urbanistes et de paysagistes distingue cette nouvelle session, après les millésimes de 2012, 2013 et 2015, dominés par des projets d’architectes et d’ingénieurs. Cette orientation a justifié le choix d’inviter Laure Planchais à s’exprimer sur le « paysage frugal », pour le lancement parisien de l’appel à projets. La lauréate du grand prix national du paysage en 2012 n’a pas eu besoin de se forcer pour montrer son approche de la frugalité : rebuts de la conchyliculture bretonne, les pieux de bouchot qui donnent sa verticalité au parc de Langueux, dans la périphérie de Saint-Brieuc, en constituent l’emblème.

 

Savoir ne rien faire

 

Ce projet de la consécration prolonge l’inspiration du parc qu’elle a conçu à Metz avec Jacques Coulon au seuil des années 2000 avec un budget de 20 euros/m² : « Avant même l’écologie, le choix d’équilibrer déblais et remblais se justifiait par l’enjeu humain, compte tenu des risques inhérents au terrassement ». Tirer parti du site, respecter l’eau, s’appuyer sur la mémoire collective, savoir ne rien faire pour laisser à la végétation spontanée le temps de s’épanouir : ces quelques principes qui ponctuent l’œuvre de Laure Planchais trouveront sans doute d’autres interprètes, parmi les lauréats des Off 2017.

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