Transport et infrastructures

Le Parlement valide la nomination de Bernard Roman à la tête de l’Arafer

Mots clés : Réseau routier

La candidature du député socialiste Bernard Roman à la présidence de l’Arafer, le gendarme du rail et de la route, a été entérinée mercredi 20 juillet par les députés et sénateurs, quasiment sans opposition et avec le soutien d’une partie de la droite.

Proposée la semaine dernière par l’Elysée, la candidature de Bernard Roman a été approuvée à une forte majorité par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale (25 voix pour, 1 contre, 3 abstentions), dont le député du Nord est aussi le premier questeur depuis 2012. La droite s’est montrée moins enthousiaste au Sénat, (12 voix pour, 3 abstentions, 7 votes blancs), sans empêcher pour autant entraver la nomination de celui qui a assumé devant les parlementaires « une proximité amicale forte » avec le Président de la République.

« Je suis un Hollandais pur jus. On se connaît depuis 35 ans, on est partis en vacances ensemble », mais « je n’accepterai jamais un coup de téléphone du ministre des Transports ou du Président pour me dire ‘voilà ce que tu dois faire' », a-t-il déclaré devant les sénateurs.

Bernard Roman, 64 ans, succède à un autre ancien député, Pierre Cardo, 66 ans, premier président de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), nommé en 2010 malgré une prise de position remarquée contre la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’établissement public d’aménagement du quartier de la Défense (Epad).

Saluant devant les parlementaires la « ténacité » de son prédécesseur, qui a « affirmé et renforcé l’indépendance » de l’Arafer, M. Roman s’est engagé à la « réaffirmer sans cesse », mais aussi à publier les données sur la rentabilité des sociétés autoroutières et à émettre des propositions sur la dette de SNCF Réseau.

La nouvelle fonction de Bernard Roman libère de fait la première circonscription du Nord, dont il était le député depuis 1997, dans la lignée de Pierre Mauroy qui y fut aussi élu vingt ans. Ce territoire ancré à gauche pourrait accueillir aux prochaines législatives François Lamy, député de l’Essonne et proche de la maire de Lille, Martine Aubry.

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