Paysage

Le pari nantais du Salon du végétal

Mots clés : Bâtiments d’exposition

Le salon du végétal se prépare à prendre ses aises du 20 au 22 juin à Nantes, dans les 40 000 m2 couverts du parc d’exposition : 10 000 de plus qu’à Angers où la manifestation avait tenu ses 31 premières éditions.

Le pôle Espaces verts fait partie des principaux bénéficiaires du déménagement du Salon du végétal à Nantes. En plus du Grand palais du parc des expositions, ce sous-ensemble de l’événement annuel phare de l’horticulture française se déploiera, du 20 au 22 juin, dans 18 000 m2 situés à l’extérieur, dans un cadre végétalisé. « Ces nouvelles surfaces étendront l’offre au-delà du végétal, vers les matériaux et les matériels », décrypte Serge Tsvétoukhine, commissaire général, avant de rappeler « la place stratégique des espaces verts dans l’aménagement urbain ». Un jardin provisoire illustrera cette montée en puissance du plus récent des quatre pôles créés par le salon, à côté de la distribution, de la fleuristerie et de la production.

 

Multispécialiste

 

Ce redéploiement des espaces verts s’inscrit dans la stratégie du Bureau horticole régional de Pays-de-Loire : l’organisateur veut donner à l’événement un statut de multi-spécialiste de la filière horticole, alors qu’il le définissait jusqu’ici comme un salon généraliste.

De 2012 à 2015, un comité ad hoc a réfléchi à l’évolution du rendez-vous professionnel annuel, confronté à une stagnation de sa fréquentation à un niveau élevé, soit autour de 500 exposants pour 15 000 visiteurs. « Notre outil ne pouvait plus se développer. Les surfaces supplémentaires suffisent à justifier le déménagement », insiste Serge Tsvétoukhine. L’organisateur compte aussi sur le changement de date pour renouveler son offre et ses visiteurs : aucune manifestation concurrente ne vient encombrer l’agenda de juin, dans une période située hors des vacances scolaires.

 

La ville aux 100 jardins

 

L’image de la « ville aux 100 jardins » a conforté l’option nantaise : « Avec des mandataires paysagistes dans tous ses projets urbains, Nantes présente une configuration unique en France. Depuis cinq ans, la ville tient son rythme de 18 millions d’euros d’investissements annuels dans l’espace public, et ce budget ne baissera pas dans les prochaines années », souligne Jacques Soignon, directeur des espaces verts et de l’environnement. Les grands noms régionaux et nationaux de la conception paysagère se bousculent à Nantes, parmi lesquels Map, Gilles Clément, Atelier Goerges, Obras, Campo, Base. La capitale des Pays-de-Loire présente également l’avantage de son accessibilité plurimodale, y compris par le tramway.

Le BHR compte enfin sur le thème de la simplicité, qui cherche fédérer les acteurs professionnels : « Comme Google car, nous cherchons la simplicité pour l’utilisateur, à travers la maîtrise de la complexité en amont », sourit Serge Tsvétoukhine. Allusion à la fête de la musique que les participants déclineront dans le cadre du salon, le slogan « fa si la jardiner » ajoute l’idée de la convivialité à celle des évolutions techniques. Le tarif préférentiel consenti aux start-up régionales témoigne d’une autre volonté constante du BHR : contribuer au développement de la filière horticole des Pays-de-Loire.

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