L'Actu

Le nucléaire a la cote

En Italie, on ne parle plus que de ça. L’atome occupe de plus en plus de place dans les discours politiques. Et les récents accords nucléaires signés entre Rome et Moscou ne font rien pour calmer le jeu.

Un jeu qui profite au renouveau de l’électronucléaire transalpin.
Selon un sondage réalisé, au début du mois d’août, pour le compte de la Confesercenti, 54% des Italiens sont désormais en faveur de la construction de centrale nucléaire… dans la Botte.
En dépit des coups de sonde du ministre italien de l’Économie et des Finances, qui souhaite pouvoir construire des centrales italiennes en… Albanie Croatie, en Slovénie ou au Montenegro ,
82% de ses concitoyens s’opposent à un tel projet. Allez
savoir pourquoi ?
A des milliers de kilomètres de là, la question se pose différemment. Il y a quelques semaines, le canadien Bruce Power a sondé les habitants de la Saskatchewan (province de l’ouest du Canada). A la question de savoir s’ils souhaitent voir fleurir une centrale
sur leurs terres riches en pétrole, 55% des Saskatchewanais répondent par l’affirmative. Soit le second plus fort taux de partisans canadiens après ceux comptabilisés en Ontario.

67% des Français estiment nécessaire de maintenir le nucléaire
Mais revenons en Europe. La Pologne semble progressivement s’habituer à l’idée qu’elle pourrait ne plus seulement dépendre de son charbon pour produire du courant. Menée aumois de juillet, une étude du Center for Public Research indique que 38% des Polonais n’ont rien contre la mise en service d’une tranche nucléaire dans leur pays. Une proportion qui peut sembler faible.
Mais ils n’étaient que 25% à répondre ainsi en juin 2006. Malgré les incidents qui se sont succédés, au mois de juillet, sur le site du Tricastin, les Français n’ont pas perdu confiance dans l’atome. Publié, mi juillet, dans Le Monde, un sondage de l’Ifop révèle que 67% des personnes interrogées estiment qu’il faut maintenir la part du nucléaire dans la production énergétique parce qu’il « assure l’indépendance énergétique de la France. »
Désormais, le risque qu’ils considèrent, à 53%, comme le plus préoccupant est le changement climatique. Bien qu’ils n’aient rien à voir, ces deux derniers résultats ne manqueront toutefois pas de faire sourire au siège d’Areva.

Enerpresse

Focus

La défiance vis-à-vis du gouvernement en cas d’incident nucléaire est très marquée : 70 % des sondés ne lui font « plutôt pas confiance » pour être informés.
La méfiance envers Areva est élevée (68 %), tandis qu’EDF s’en sort mieux (54 %).
Les médias se situent entre les deux (60 %), loin derrière les associations (21 %).

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