Logement

Le nombre de mises en chantier de maisons en bois pourrait plus que doubler d’ici à 2015

Le marché des maisons en bois connaît un véritable engouement en France, avec des mises en chantier qui ont « plus que doublé au cours de la décennie 2000-2010 » et pourraient encore doubler d’ici 2015, selon une étude du cabinet Xerfi publiée vendredi 14 janvier.

Au cours de la seule année 2008, quelque 15.000 maisons en ossature bois – les trois-quarts des réalisations – ont été construites, un record alors que le marché de la maison individuelle reste florissant en France.
Comme pour toute la construction, le marché a connu un retournement dès 2007 en raison de la crise économique et financière, mais à l’horizon 2014, Bertrand Perri, auteur de l’étude, prévoit la construction de 22.000 maisons en bois. Et selon le scénario le plus optimiste de Xerfi, « le nombre de mises en chantier pourrait plus que doubler d’ici à 2015. »

Préoccupation environnementale et réglementation favorable

Parmi les raisons de ce succès, l’étude relève notamment le souci de la cause environnementale des Français qui « rêvent de devenir propriétaires d’une maison écologique à la campagne ou en zone périurbaine ».
Mais les maisons en bois bénéficient également d’une législation favorable, notamment en raison des atouts du bois en tant que matériau de construction permettant de répondre aux nouvelles normes de réglementation thermique des bâtiments.
Globalement, les maisons individuelles consomment plus d’énergie pour se chauffer que le logement collectif, et le gouvernement incite, par des mesures fiscales, les propriétaires à faire des choix pour des constructions le moins énergivores possible.
Enfin, grâce à l’industrialisation des constructeurs qui s’est considérablement renforcée depuis une dizaine d’années, l’offre s’est structurée et permet de répondre plus rapidement à la demande.
On est passé d’une multitude de TPE familiales et locales, réalisant le plus souvent des constructions sur mesure, à des entreprises affichant « bien souvent des capacités supérieures à 500 unités par an », note Xerfi.
Reste que ces maisons sont d’un prix moyen de 10 à 20% plus élevé que les maisons en briques ou en parpaings. « La réduction des coûts, qui passe entre autres par une standardisation des composants en ateliers, est ainsi devenue prioritaire », selon l’étude.
Au delà d’une évolution favorable de la conjoncture (attractivité et fluidité du crédit, pouvoir d’achat des ménages, etc.), le développement reste donc, note l’étude, « suspendu à la capacité des acteurs de se positionner davantage en phase avec la demande ». 

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