Immobilier

«Le neuf est entré à Bordeaux comme une bonne idée d’achat», Alain Ferrasse, président de la FPI Aquitaine-Poitou-Charentes

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

2016, une année jugée «extraordinaire» pour les ventes dans le neuf dans la métropole bordelaise par la Fédération des promoteurs de l’immobilier (FPI). Alain Ferrasse, le président de la FPI se réjouit du dynamisme du secteur, mais aimerait faire bouger les lignes. Interview.

5 555 ventes nettes enregistrées fin 2016, soit 1506 de plus qu’en 2015. L’année a été bonne. Comment l’expliquez-vous ?

Extraordinaire même ! C’est étonnant. En 2016, les permis de construire ont été libérés, notamment dans le secteur diffus. Ce qui correspond à la hausse des ventes. Le diffus est plus attirant que les gros aménagements pour les acquéreurs.

 

Les chiffres de l’observatoire de l’immobilier du Sud-Ouest (Oiso) indiquent une baisse des mises en vente (-9% entre fin 2015 et fin 2016). Pour quelle raison ?

Nous manquons de produits. Nous avons cinq mois de stock et il nous en faudrait neuf pour être bien. Cela est lié aux démarches dans le cadre des avant-projets qui deviennent compliquées.

 

Le neuf est devenu une véritable alternative pour les acheteurs.

Il est entré à Bordeaux comme une bonne idée d’achat. Nous voyons notamment beaucoup de secondo-accédants qui viennent sur les aménagements dans des appartements en hauteur. Ils représentent 50% des acquéreurs non investisseurs. La densité ne gêne pas les acheteurs car les opérations sont bien conçues.

 

Ces ventes sont en hausse malgré une augmentation des prix de 3,5%…

Ce sont surtout les logements avec un taux de TVA réduit qui partent et un tiers des ventes est facilité par les dispositifs d’aides. Et si le nombre de ventes à propriétaires-occupants a augmenté, les investisseurs représentent encore 70% des ventes.

 

Les promoteurs locaux sont-ils suffisamment représentés dans les opérations d’aménagement ?

Non. C’est surtout le diffus qui permet aux promoteurs régionaux de s’exprimer; les grands aménagements sont confiés aux nationaux. C’est dommage, Bordeaux mérite d’avoir des bâtiments moins stéréotypés, plus originaux, avec de belles façades… Pour le secteur Deschamps (Euratlantique), une centaine de promoteurs ont répondu et seuls des nationaux ont été pris. L’humain n’est pas pris en compte dans les critères… C’est avec les projets 50 000 que nous travaillons le mieux.

 

Réfléchissez-vous à de nouveaux projets pour les investisseurs ?

Avec des architectes – James Augier, Martin Duplantier et Xavier Leibar – nous travaillons sur une nouvelle typologie destinée aux investisseurs. Il s’agit de faire des grands appartements que des cadres pourraient louer. Quand le locataire part, le propriétaire peut récupérer le logement et le diviser en deux. Il habiterait dans une partie et vendrait l’autre. Il s’agirait d’un Pinel orienté sur les grands logements et non plus sur les petits. Nous avons remis un livre blanc à Alain Juppé et essayons de convaincre nos adhérents de travailler de cette manière.

 

Chiffres-clés

3785 euros, c’est le prix qu’atteint le mètre carré dans la métropole, contre 3600 € au premier trimestre 2016;

700 ventes en bloc au dernier trimestre 2016;

491 ventes à des propriétaires-occupants au dernier trimestre 2016, contre 333 au trimestre précédent.

 

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