Immobilier

Le marché immobilier se stabilise à la hausse

La hausse des prix de l’immobilier continue en France mais se ralentit, a jugé le président du Crédit Foncier de France, François Drouin, jeudi sur la chaîne LCI, ajoutant ne pas croire à une bulle immobilière.

« Ca continue de monter globalement mais moins vite. On atteint un certain pallier », a-t-il déclaré. L’envolée des prix de l’immobilier ces dernières années est un « phénomène mondial », a-t-il souligné. « Partout dans le monde l’immobilier a monté et en France de manière plutôt plus raisonnable que dans un certain nombre d’autres pays, comme l’Angleterre ou l’Espagne », a précisé M. Drouin.
Toutefois, « nous nous ne croyons pas non plus à une bulle immobilière » car nous n’avons pas le phénomène que nous avons connu autrefois, qui avait créé une bulle dans les années 90, avec des marchands qui achetaient à des marchands qui achetaient à des marchands », a-t-il détaillé.
C’est un phénomène que « nous avons très peu constaté » récemment, insiste-t-il.
En revanche, l’envolée des prix a un impact sur les biens immobiliers acquis: « le nombre de mètres carrés acquis diminue » en moyenne, remarque M. Drouin.
D’après lui, le marché de l’immobilier devrait continuer à bénéficier de taux attractifs: « la BCE augmente les taux courts », mais le Crédit Foncier finance l’immobilier par les taux longs, qui « ne montent pas pour le moment ».
« Nous pensons qu’ils ne vont pas monter durablement, puisqu’il y a énormément d’épargne dans le monde qui cherche à s’investir », a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’impact que le contrat première embauche pourrait avoir s’il est mis en oeuvre sur l’octroi de prêts immobiliers, M. Drouin a jugé que « CPE ou pas ce n’est pas tellement le sujet » et que le Crédit Foncier étudie surtout « la solvabilité des gens, la qualité du bien » acheté, son prix et l’âge de l’acquéreur potentiel.
Par ailleurs, le président du Crédit Foncier a estimé que la réforme du prêt à taux zéro avait « porté ses fruits », jugeant notamment que ces prêts « ont mis le pied à l’étrier à des catégories sociales plus modestes » dans l’accès à la propriété.

Interrogé sur des rumeurs d’intérêt du Crédit Agricole pour la banque britannique Leicester, spécialisée dans l’immobilier, François Drouin a répondu que le marché de l’immobilier restait un marché « très très porteur », bien que soumis à des cycles.
« Il y a des différences entre le cycle de l’immobilier résidentiel, beaucoup plus long et souvent sur 20 ans, et celui de l’immobilier de bureaux, beaucoup plus court, de l’ordre de 7 ans », a-t-il expliqué.
« Actuellement l’immobilier de bureaux en région parisienne est plutôt en période creuse, ça va monter » alors qu’à l’inverse dans le logement « ça se tasse », a-t-il conclu.

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