Industrie/Négoce

Le marché du bricolage frémit dans l’attente d’une reprise de l’immobilier

Mots clés : Distribution - Gestion et opérations immobilières

2015 ressemble à 2014 : avec une légère croissance de 0,6%, le marché du bricolage ne fait pas mieux qu’en 2014 (+0,8%). A l’exception notable des grandes surfaces de bricolage, en hausse de 1,9%.

 

Le marché du bricolage en France a progressé de 0,6 % en 2015, à 24,95 Mds €, selon l’étude annuelle l’Union nationale des industriels du bricolage, du jardinage et de l’aménagement du logement (Unibal), dévoilée ce vendredi 27 mai.

Cela reste tout de même, et de loin, la première dépense des Français pour la l’amélioration du logement, loin devant les achats de biens technologiques (14,9 Mds €, en baisse de 3 %), de meubles (9,3 Mds €, en hausse de 2,4 %) ou d’électroménager (3,9 Mds €, en hausse de 5,1 %).

 

Les ventes des négoces au grand public en chute libre

 

Cette croissance doit beaucoup au dynamisme des grandes surfaces de bricolage (GSB), qui gagnent 1,9 %, alors que les ventes au grand public des négoces chutent de 8,4 %.

Et si les achats d’outils et de matériaux par les particuliers progressent peu, c’est que ces consommateurs déménagent moins, analyse l’Unibal. « L’emménagement dans un nouveau logement est un levier fondamental sur le marché du Bricolage : dans l’ensemble, les nouveaux acquéreurs (que ce soit dans l’ancien ou dans le neuf) ont un portefeuille de projets bien plus important que les personnes qui occupent leur logement depuis plusieurs années ».

 

Adeo conforte son leadership

 

A noter que cette croissance repose, d’après l’organisation professionnelle, « en grande partie sur un effet de parc, avec une surface totale de vente qui augmente légèrement plus que le chiffre d’affaires (+2,1%.). Alors que le nombre de magasins est quasiment stable. En d’autres termes, la taille moyenne des magasins a tendance à augmenter ». Résultat, les GSB captent près des quatre cinquièmes de la valeur du marché. Le négoce n’en représente que 15 %, à 3,7 Mds €.

Non seulement les GSB dominent outrageusement le secteur, mais cette emprise se concentre entre quelques enseignes. Leroy Merlin réalise, à elle seule, près du tiers des ventes du circuit. C’est 14 % de plus que le numéro deux du marché, Castorama (18 %) et 18 % de plus que le numéro trois, Brico Dépôt (14 %).

Mais aussi entre deux groupes : Adeo et Kingfisher. Ils totalisent 71,4 % des passages en caisse du circuit avec 13,8 Mds € de chiffre d’affaires. Dans le détail, Adeo détient 39 % de parts de marché et Kingfisher 32 %.

 

 Le dynamisme des pôles bricolage de Samse et Cofaq

 

Loin derrière, on trouve les outsiders : le duo d’indépendants, Mr.Bricolage et Bricomarché (l’enseigne du groupement des Mousquetaires) avec 10 % chacun. Ils distancent, eux-mêmes, Bricorama (3 %), Brico Leclerc (2 %), La Boîte à Outils / L’Entrepôt du Bricolage, les deux enseignes du pôle bricolage de Samse (2 %) et les réseaux de Cofaq, Brico Pro et Brico Pro Relais (2 %).

 

3 graphiques pour compléter :

 

 

 

 

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