Immobilier

Le marché de la maison individuelle en diffus affiche une santé insolente

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Maison individuelle - Risque sanitaire

Les chiffres présentés par LCA-FFB – près de 20 % de croissance – traduisent un renforcement en 2016 de la dynamique initiée en 2015. L’année 2017 devrait confirmer la tendance.

Tout va bien. En 2016, les ventes (en volume) de maisons individuelles en secteur diffus ont augmenté de 19,5 %, pour s’établir à 133 600 unités, soit plus que ce que la profession attendait en début d’année dernière. Sans avoir renoué avec le niveau d’avant la crise (168 115 unités commercialisées en 2006), le secteur retrouve ainsi son étiage de 2011. Cet excellent résultat masque quelques disparités régionales. L’arc Atlantique, l’Ile-de-France et Paca voient les résultats augmenter de plus de 20 % (avec un record à + 31 % en Pays de la Loire), tandis que l’Est reste plus en retrait. La hausse plus modérée en Auvergne-Rhône-Alpes (15 %) s’explique par une moindre baisse durant les années de crise, du fait du dynamisme économique de la métropole lyonnaise. Une croissance similaire, de l’ordre de 20 %, est attendue cette année.

 

Aides publiques

 

Patrick Vandromme, président de LCA-FFB, a profité de la présentation de ces résultats pour mettre en avant le poids des aides publiques dans le dynamisme du marché. « 50 % des acquisitions de maison individuelle aujourd’hui se font avec un PTZ +, et ce taux monte à 75 % pour les constructeurs qui se spécialisent sur des produits pour les primo-accédants. » Même dans ce contexte de taux d’intérêt extrêmement bas, le PTZ + reste, aux yeux de LCA-FFB, un atout de poids, puisqu’il aide des ménages modestes à se constituer un apport et à convaincre le banquier.

D’une manière plus globale, LCA-FFB insiste sur le rôle contracyclique majeur des aides pour le marché de la maison individuelle, en corrélant les mauvais résultats de certaines années à de mauvaises décisions politiques (le durcissement du PTZ en 2011, par exemple, qui a conduit à une chute de 9 % du marché). A l’inverse, les justes mesures de relance comme celles adoptées en 2014 ont porté leurs fruits. Une argumentation qui conduit LCA-FFB, à l’instar de la FFB dans son ensemble et de beaucoup d’autres organisations professionnelles de la filière bâtiment, à demander au prochain président de la République de ne pas bouleverser ce qui a fait ses preuves. Une condition pour que la croissance du marché de la maison individuelle se poursuive en 2017.

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