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Le logement de demain se construit aujourd’hui

Notre confrère Libération publie, sous la plume de Sibylle Vincendon, un papier prospectif sur l’habitat de demain « Logement : au fur et sur-mesure », en passe de devenir réalité construite à Ivry (Val-de-Marne)…

Les logements actuels ne sont pas adaptés – et difficilement adaptables – aux aléas de la vie contemporaine : divorce, chômage, vieillesse, décohabitation tardive et/ou retour des enfants dans le giron familial, etc. Et si l’habitation de demain s’adaptait au mode de vie d’aujourd’hui? L’agence d’architecture Star s’y attelle aux côtés de la Sadev 94, ainsi que l’évoque Sibylle Vincendon dans un article paru dans Libération daté de ce 28 décembre.

 

« Connaissez-vous cette coupe d’un immeuble du XIXe siècle, dessinée en 1845, dans laquelle on voit les bourgeois sous les hauts plafonds du premier étage et les domestiques sous les combles du dernier? Avec les locataires aux niveaux intermédiaires (et le commerçant du rez-de-chaussée à l’entresol), elle montrait à sa façon le mélange social de l’époque. Cette coupe, l’agence Star stratégie+architecture l’a refaite pour notre temps. Elle en a d’ailleurs dessiné deux : celle d’un immeuble contenant les logements d’aujourd’hui et leur version idéale du même bâtiment.

Basée à Rotterdam, membre de l’Atelier international du Grand Paris, cette équipe interdisciplinaire d’architectes, d’urbanistes et de sociologues a mené suffisamment d’entretiens avec des habitants pour savoir que, entre la façon dont vivent les gens et les appartements qu’ils occupent, ça ne colle pas. Ainsi la coupe de l’immeuble type d’aujourd’hui montre-t-elle des colocataires qui attendent que l’unique salle de bains se libère ou des enfants de divorcé qui campent dans le salon. Pour Beatriz Ramo, architecte de Star, c’est net : «Dès qu’on sort de la famille type, le logement devient pénible.»

La famille type, deux parents et deux enfants, «c’est 25 % des familles [françaises], estime-t-elle. Après, on a les familles monoparentales, les pères divorcés, les gens qui travaillent à la maison». Sans compter les appartements trop grands occupés par des veuves seules. Ou les situations dans lesquelles un enfant adulte – et récemment chômeur – revient habiter chez ses parents (lire ci-contre). Star a recensé une quinzaine de modes d’occupation possibles. Les promoteurs immobiliers, eux, n’en proposent qu’un. T1, T2, T3, toujours les mêmes, partout. Toutes les chambres collées entre elles, dans une séparation jour-nuit nuisible à l’intimité mais appliquée comme un dogme.

C’est pour rompre avec ces mauvaises habitudes que la société d’économie mixte du Val-de-Marne, la Sadev 94, a demandé aux architectes de Star d’élaborer, pour la ville d’Ivry, un programme d’habitation enfin adapté à la vie des gens. »

Papier complet à lire ici.

 

 

 

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