Industrie/Négoce

Le Groupe Wolseley pourrait se séparer de Wolseley France

Mots clés : Bois - Distribution

Le Britannique a annoncé ce mardi 17 juillet réfléchir à des options stratégiques pour ses activités françaises de négoce « Bois et Matériaux » et « Importation et Solutions Bois ».

Il l’avait annoncé dès son arrivée il y a trois ans : Ian Meakins, le PDG du groupe tire les conséquences d’un marché français qui ne permet pas à Wolseley France d’atteindre les ratios attendus pas les actionnaires.

Ce mardi 17 juillet matin, l’Angleterre a donc annoncé sa décision « d’étudier différentes options stratégiques pour les activités françaises », qui rassemblent les divisions Bois et Matériaux (distribution sous les enseignes Réseau Pro, Panofrance, CoverPro et Cardor) et Importation et Solutions Bois (production sous les marques Silverwood, Charpentes Françaises, notamment).

 

Cession ou partenariat

 

L’annonce à ce stade de la réflexion reste encore imprécise. Le Groupe Wolseley parle-t-il de cession lorsqu’il communique sous le terme d’« options stratégiques » ? « Ce n’est pas si simple », explique la Direction de la Communication en France, qui précise que toutes « les solutions restent ouvertes sous la forme de partenariat ou de cession ». Et de préciser que « les collaborateurs français et les instances représentatives du personnel seront informés durant cette période selon les dispositions légales ».

Le groupe britannique avait acquis en 2003 la société PBM (Pinault Bois & Matériaux), qu’il avait rapprochée en 2006 de l’activité Brossette pour créer Wolseley France. En 2012, Wolseley avait cédé Brossette à Saint-Gobain pour des raisons stratégiques et financières. « Nous ne sommes pas dans le même cas de figure », commente la Direction de la Communication France. Ce ne sont pas aujourd’hui les performances de Wolseley France qui sont en question, « le groupe est en effet profitable et gagne de l’argent ».

Mais la stratégie de Ian Meakins n’a pas changé, elle « consiste à se concentrer sur les marchés attractifs où il occupe une position de leader et qui sont à même de procurer les meilleurs retours sur investissement ». En France, « malgré les restructurations et les investissements », la création de valeur n’est pas suffisante au regard des meilleurs ratios affichés au sein du groupe aux Etats-Unis ou même en Angleterre, sur des marchés très différents.

Le calendrier qui verra le sort de Wolseley France se décider n’est pas véritablement fixé. Alors dans l’Hexagone, les projets se poursuivent aussi bien sur l’activité de distribution que sur la division industrielle. Des actions notamment orientées sur l’éco-construction qui doivent assurer la croissance dans un contexte global de marché tendu.

 

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