Entreprises de BTP

Le groupe Roger Martin rachète deux entreprises en Ile-de-France

Mots clés : Enfance et famille - Travaux publics

Par croissance externe, le groupe familial dijonnais de travaux publics et du bâtiment se positionne sur les marchés des nouvelles infrastructures ferroviaires du Grand Paris.

Vincent Martin, le P-DG du groupe dijonnais de travaux publics Roger Martin n’avait pas caché qu’il cherchait à se positionner sur les marchés du Grand Paris. Le départ à la retraite de Silvério Marquès, le dirigeant des sociétés franciliennes SMB à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) et SMC à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) lui en offre l’opportunité, par une croissance externe.

La première société rachetée est une entreprise générale du bâtiment, la seconde est une spécialiste de génie civil du ferroviaire. A elles deux, elles pèsent 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploient 120 salariés. Elles ont aussi comme point commun leur client historique: SNCF Réseau. SMB a récemment réalisé les travaux d’accessibilité handicapés des quais des gares de Versailles, Dourdan (Essonne) et Coulommiers (Seine-et-Marne). SMC compte parmi ses derniers chantiers, la rénovation du pont-rail de l’Ourcq à Bobigny et celui de Vaux-sur-Seine, dans les Yvelines ainsi que la modernisation des quais de la gare du Plessis-Belleville, dans l’Oise.

«Cette croissance externe exprime clairement l’objectif de devenir un acteur incontournable des appels d’offres des nouvelles infrastructures ferroviaires vitales au développement du Grand Paris», indique Vincent Martin. Le P-DG estime que les grands donneurs d’ordre ont un œil de plus en plus attentif sur les groupes indépendants comme celui qu’il dirige, grâce à leur capacité à prendre «des décisions rapides.»

 

Rachats en Suisse en 2016

 

En plus d’une implantation en Ile-de-France, ces acquisitions confortent un métier dans lequel Roger Martin est modestement présent, le génie civil ferroviaire mais que l’une de ses sociétés historiques, Henri Martin, exerce depuis toujours. Le dirigeant présente également cette activité comme un complément logique des compétences issues du rachat en 2014 de SNCTP, une entreprise d’ouvrages d’art et de gros œuvre à Dijon.

Cette croissance externe, effective depuis le début mars, solde une année 2016 riche en événements, qu’a saluée le prix régional Est Moniteur de la construction l’automne dernier (catégorie travaux publics). Roger Martin s’est également implanté l’an dernier en Suisse, grâce à l’acquisition de l’entreprise générale Bugnon Construction et de ses filiales, MJM Global Building, (gros œuvre) et Premium Ingénieurs Génie Civil (bureau d’études). Deux entreprises de terrassement et de voirie, Merlot TP dans la Nièvre et Axiroute, dans le Cher ont également rejoint le groupe.

Avec un capital toujours exclusivement familial, Roger Martin pèse aujourd’hui 220 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 1300 salariés.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X