Energie

Le groupe Muller présente ses solutions pour la transition énergétique à François Hollande

Mots clés :

Gouvernement et fonction publique

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Innovations

Développée en Picardie, une nouvelle technologie permet de stocker l’énergie sous forme de chaleur. Distingué au concours mondial de l’Innovation 2030, le groupe Muller a été reçu par le président de la République.

La France soutient les champions industriels de demain. C’est le message qu’a voulu une nouvelle fois délivrer François Hollande en recevant, mardi 28 avril, les lauréats du concours mondial de l’Innovation 2030. Lancé en 2014, ce challenge doit aider le développement d’entreprises capables d’opérer une rupture technologique dans l’un des sept domaines « stratégiques » retenus par la commission nationale Innovation. Parmi eux : le stockage de l’énergie, qu’en bonne spécialiste des questions énergétiques, la présidente de la commission, Anne Lauvergeon, a voulu faire figurer parmi les priorités industrielles françaises. L’ex-patronne d’Areva sait que certaines PME ont déjà percé le secteur.

C’est notamment le cas du groupe Muller qui a été sélectionné par la commission pour son projet de SETS (Stockeur électro-thermique saisonnier), porté par sa filiale Campa au sein de son usine de Fismes, à la frontière de l’Aisne et de la Marne. Cette entreprise, spécialisée dans la conception et la fabrication de radiateurs électriques haut de gamme, est parvenue à développer une technologie permettant de stocker toutes les formes d’énergies, renouvelable ou traditionnelle, sous forme de chaleur.

Pour cela, le système associe une mousse d’aluminium, très performante sur le plan thermique, à un matériau biosourcé pouvant passer de l’état solide à l’état liquide (matériau à changement de phase ou MCP). « Cette conception confère au système SETS une forte réactivité permettant une restitution rapide par rayonnement de la chaleur stockée, au moment où l’utilisateur a le plus besoin de confort », explique Pascal Teurquetil, directeur général du groupe Muller.

 

« Un véritable éco-système »

 

Pour optimiser les qualités du dispositif, SETS est équipé de fonctions intelligentes (détection de présence, d’ouverture de fenêtre…) et d’un module de communication lui permettant d’échanger et de synchroniser des informations avec les autres appareils de l’installation thermique. Ces fonctions créent « un véritable éco-système » entre les appareils de chauffage, mais aussi de production d’eau chaude ou de ventilation. Ils assurent ainsi un confort maîtrisé en temps réel aux occupants de l’habitation.

Développé en partenariat avec le pôle de compétitivité Materalia en Champagne-Ardennes et plusieurs établissements universitaires (UTT, URCA…)., le système SETS concourt, selon Pascal Teurquetil, au développement de l’utilisation des énergies renouvelables dans les bâtiments individuels comme collectifs. Ils apportent en effet une réponse à l’équation de l’intermittence de production et des pics de consommation.

«Au delà de ce projet, notre groupe, via ses filiales Noirot ou Auer par exemple, travaille totalement à l’accélération de la transition énergétique dans le secteur du bâtiment, le deuxième émetteur de gaz à effet de serre. En tant qu’industriel français, nous considérons ce changement historique non pas comme une contrainte, mais bien comme porteuse de développement dans l’hexagone, comme à l’international », insiste le Directeur Général.

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