Environnement

Le Grand Lyon entame un recensement de ses sites industriels

Mots clés : Qualité de l'eau, de l'air et du sol

L’agglomération du Grand Lyon a chargé mercredi le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), un établissement public, de répertorier les sites industriels de l’agglomération, afin d’identifier les zones dont le sol est susceptible d’être pollué.

« Lyon est le berceau de la chimie et une région riche en PME, ce qui rend tout aménagement foncier sensible, et la connaissance de la nature du sol et d’une pollution éventuelle est très importante », a expliqué Michel Reppelin, vice-président du Grand lyon chargé de l’environnement, en marge de la signature de la convention liant les deux organismes.
« Cette base de données permettra une anticipation sur les projets fonciers, pour éviter qu’on ne découvre des problèmes alors que les travaux ont démarré, occasionnant d’importants coûts supplémentaires et des retards », a-t-il ajouté.
La mention d’un site dans la nouvelles base de données ne préjuge pas de sa pollution effective, elle servira simplement à commander les études préliminaires nécessaires avant de lancer des travaux, a-t-il complété.

Le travail du BRGM devrait durer deux ans, pour un coût de 500.000 euros environ. La base de données sera réalisée à l’échelle des parcelles cadastrales, et sera donc beaucoup plus fine et précise que la base nationale des anciens sites industriels et activités de service (Basias).
« Il est important de descendre à l’échelle de la parcelle, parce que même les artisans peuvent avoir eu par le passé une activité polluante, comme les tisseurs, qui tissaient des fils d’or en utilisant du mercure », a précisé M. Reppelin.
Le BRGM ne se contentera pas de répertorier les occupants actuels des sites, mais essaiera, lorsque c’est possible, de remonter jusqu’au XIXe siècle.
« Il y a tout un travail d’historien à faire, car il y a des parcelles qui ont été divisées, et il y a des rues qui se sont créées ou qui ont disparu », a expliqué M. Reppelin.
Philippe Vesseron, président du BRGM, a indiqué qu’il s’attendait à ce que 6.000 sites soient ainsi répertoriés, alors que Basias ne recense pour le moment que 2.000 sites sur l’ensemble de la région Rhône-Alpes.

Vous êtes intéressé par le thème Environnement ?
  • Découvrez les Cahiers Techniques du Bâtiment
    Le magazine qui traite des innovations produits, des évolutions techniques et de l’actualité règlementaire dans tous les corps d’états.
    Voir le site

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X