Transport et infrastructures

Le gouvernement programme les « assises de la mobilité » au 19 septembre

Mots clés : Démarche environnementale - Gouvernement - Infrastructure de transports - Mobilier urbain - Réseau routier

Ces assises sont l’un des principaux chantiers de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot. Tous les acteurs publics et privés seront autour de la table, autour de laquelle sera notamment évoqué le devenir des grands projets d’infrastructures de transport. Le gouvernement a répété à plusieurs reprises sa volonté de « maintenir les réseaux existants », qu’il s’agisse de route ou de ferroviaire, plutôt que de (re)lancer de grands projets.

Rendez-vous le 19 septembre : la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) a annoncé ce mercredi matin la date finale des « Assises nationales de la mobilité », qui réuniront à Paris l’ensemble des acteurs de la mobilité: les collectivités territoriales, les acteurs des travaux publics, les préfets sur le terrain, l’ensemble des administrations compétentes et évidemment, les acteurs du transport et des infrastructures.  Ces assises constituent l’un des chantiers de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui table sur une loi de programmation début 2018, et de celui de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Le président de la République, Emmanuel Macron, avait lui-même défendu mardi le lancement de ces assises, lors d’un discours devant les préfets, promettant « un changement de logique ».  Une logique qui tend à définir les priorités au cours de ces assises, puis à la programmer dans le cadre d’une loi prévue début 2018, et qui sanctuarisera les budgets d’investissements et les recettes attendues.

 

Le spectre d’une « pause »

 

Sur le sujet, les professionnels des TP partagent déjà leur inquiétude sur la volonté du gouvernement, répétée à plusieurs reprises depuis début juillet, d’orienter les investissements en matière de mobilité vers l’entretien des réseaux existants mais sans (re)lancer de grands projets. Elisabeth Borne avait notamment parlé de « pause » dans les grands projets.

Plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui dans l’incertitude : l’Autoroute A 45 Lyon-Saint-Etienne, qui bénéficie pourtant depuis fin juin d’un avis favorable du Conseil d’Etat, par exemple ou, encore, le Canal Seine-Nord. Si les élus locaux d’Occitanie poussent fort, le lancement d’un projet de LGV Bordeaux – Toulouse, frappé par un contretemps juridique, semble dans les limbes, tandis que les trois médiateurs désignés pour le devenir de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, n’ont toujours pas prononcé le moindre mot, publiquement en tout cas. On sait toutefois la franche opposition de Nicolas Hulot à ce projet d’aéroport. Et deux des trois médiateurs nommés sont considérés comme plutôt proches des positions du ministre.

 

L’Afitf manque de fonds

 

Concernant les travaux de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, enfin, qui s’appuie à 75% de financement européens et italiens, aucun signal de remise en cause directe n’est intervenu sur la construction de l’ouvrage souterrain. 81 appels d’offres doivent être lancés entre la fin de l’année et 2019, pour un montant cumulé de 5,5 Mds €, comme le détaillait Le Moniteur.

Enfin, la FNTP a insisté lors d’une conférence de presse, mi-juillet, sur le besoin criant de financement de l’Afitf, le bras armé de l’Etat pour financer les infrastructures. Son budget 2017 s’élève en effet à 2,15 Mds € alors que, selon la FNTP, il devrait être de l’ordre de 3 Mds € pour être en capacité de respecter les engagements de l’Etat. Et notamment le nouveau plan de travaux autoroutiers lancé par François Hollande à la fin de son mandat.  

 

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    VIA ATLANTICA

    Les assises de la mobilité doivent être l’occasion de demander l’étude de la Via atlantica, projet ferroviaire destiné à relier la façade atlantique à Lyon, et au Lyon-Turin qui cesse ainsi d’être un cul-de-sac sur un axe est-ouest européen inachevé. C’est le seul projet apte à réparer les fractures territoriales. www.altro.org change.org/p/réduire-les-fractures-territoriales-avec-le-projet-ferroviaire-via-atlantica-à-étudier
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