Energie

Le gouvernement encourage les énergies marines renouvelables

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Gouvernement et fonction publique

La visite du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lundi 21 janvier à Saint-Nazaire sur les sites d’Alstom et de STX a confirmé que l’avenir industriel de la France passerait par les énergies marines renouvelables. Il a annoncé de nouveaux appels à projets, notamment en matière d’hydroliennes.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire, symboles d’une industrie sur le déclin, prennent leur revanche. Après la commande d’un paquebot géant tombé de la hotte du père Noël fin décembre, les projets s’additionnent. Alstom, qui n’avait pas construit d’usine en France depuis 30 ans, vient de lancer la construction de la première des deux usines dédiées à la l’assemblage des nacelles et à la fabrication des alternateurs des turbines d’éoliennes. Les deux bâtiments industriels se jouxteront et occuperont une surface totale d’environ 2,5 hectares sur un terrain de près de 14 hectares situé à Montoir-de-Bretagne, dans la zone portuaire de Nantes – Saint-Nazaire.
Outre ces deux usines, le site comprend un hub logistique de 12 hectares pour la réception, le stockage, le pré assemblage et la logistique portuaire des composants des éoliennes offshore et un parc sur le site portuaire du Carnet où Alstom Wind  teste depuis mars 2012 la plus grande éolienne offshore du monde, d’une puissance de 6MW.
Au total, ce sont près de 50 hectares qui sont ou seront disponibles dans les 5 ans pour accompagner le développement de la filière des énergies marines renouvelables (ENR).

 

Nouveaux appels d’offres dans l’éolien off-shore et les hydroliennes

En posant la première pierre de la future usine, Jean-Marc Ayrault a rappelé « le potentiel de croissance très importante » de ce secteur. Accompagné de Louis Gallois, commissaire général à l’investissement, et des ministres Pierre Moscovici (économie), Arnaud Montebourg (redressement productif) et Delphine Batho (écologie), a déclaré que son gouvernement réfléchissait à lancer un troisième appel d’offres concernant le secteur des éoliennes off-shore.
Rappelons qu’un premier appel d’offres a été remporté en avril 2012 par le tandem EDF EN -Alstom et Iberdrola-Areva, pour cinq parcs éoliens (dont un n’a pas été attribué). Le 8 janvier dernier, un deuxième appel d’offres a été annoncé pour deux autres parcs, au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée).

Le Premier ministre a également annoncé la préparation d’un nouvel appel à projets visant à développer un programme de recherche en matière d’hydroliennes, ces turbines sous-marines qui utilisent les courants marins comme les éoliennes utilisent l’air.

 

Un enjeu majeur pour la région


Le choix du site des chantiers navals de Saint-Nazaire pour ces annonces ne doit rien au hasard. 3ème région industrielle française en termes d’emplois, les Pays de la Loire se caractérisent par un tissu industriel dense avec des industriels déjà positionnés sur le marché des EMR comme Alstom, leader mondial dans la fourniture d’équipements et de services pour la production d’électricité ; DCNS implanté notamment sur l’estuaire pour la fabrication de grands ensembles mécaniques ; STX France avec une expertise en ingénierie et en fabrication industrielle navale, un accès direct à la mer, et un grand portique ; et Rollix, fournisseur de 1er rang de couronnes d’orientation de pales et de fûts d’éoliennes de toute puissance développement des EMR dans sa stratégie. Le tissu industriel régional est également composé que sous-traitants, regroupés au sein de deux réseaux régionaux, Neopolia et Net-Wind.

La région dispose également d’un réservoir de main d’œuvre qualifié avec de grandes écoles d’ingénieurs (École Centrale, des Mines, ICAM, Polytech, ENSAM, ISTIA…) et la création  d’un pôle de formation d’excellence aux métiers de la maintenance éolienne (Le Mans) et une licence pro de l’IUT de Saint-Nazaire qui forme des chefs d’opérations maintenance des éoliennes offshore.

Enfin, au niveau de la recherche, les bassins d’essais des carènes et de houle de l’École Centrale de Nantes font partie des plus importants équipements européens de ce type, SEM-REV est le 1er site d’essai français en mer multi-technologies, et la soufflerie aérodynamique du CSTB est un équipement unique qui ne connait pas de concurrent direct à l’échelle européenne.
Pièce maitresse de la recherche,  l’Institut de Recherche Technologique Jules Verne, né dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir, et piloté par le Pôle de compétitivité EMC2, devrait contribuer à cette nouvelle dynamique industrielle. Cet IRT s’appuie notamment sur deux plateformes originales : Technocampus Océan, plateforme dédiée aux thématiques propres à la construction navale et Technocampus Océan bord à quai, site d’essai à terre permettant de développer à l’échelle 1 des prototypes d’hydroliennes, d’EMR au sens large puisqu’elle sera dotée de bancs de test.

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