Entreprises de BTP

Le géant du BTP saoudien Saudi Oger devrait mettre la clé sous la porte fin juin

Mots clés : Entreprise du BTP - Gouvernement - Travail

Des salariés et des sources proches du groupe de construction détenu par la famille du Premier ministre libanais Saad Hariri ont informé l’AFP de cette fermeture imminente. Des milliers d’employés, notamment étrangers, pourraient rester sur le carreau avec des mois de salaires impayés.

« Dans deux semaines, nous ne parlerons plus de Saudi Oger ». Un ex-salarié de l’emblématique groupe de BTP saoudien, qui affirme attendre encore 39.000 euros de salaires impayés de Saudi Oger depuis juillet 2016, a affirmé vendredi 16 juin à l’AFP que la compagnie doit fermer fin juin.

« On a demandé aux employés de remettre leur lettre de fin de service. Ils ont été informés depuis un certain temps sur le fait qu’ils doivent quitter la compagnie d’ici la fin juin », a déclaré cet homme qui a uniquement voulu être cité avec son prénom, Robert. « Ils ont un contrat à Jeddah mais ils n’ont rien d’autre », a de son côté indiqué à l’AFP une source proche du dossier, assurant que la compagnie était quasiment sans activité.

Le ministère du Travail saoudien a de son côté indiqué dans un tweet qu’il s’occupait de « transférer 600 employés saoudiens de Saudi Oger vers d’autres entreprises » et tentait « de trouver une solution pour les autres », semblant accréditer la thèse d’une cessation prochaine des activités de la compagnie.

Saudi Oger a déjà licencié des milliers d’employés depuis que la baisse des cours du pétrole, principale recette de l’Arabie saoudite, a fait se réduire comme peau de chagrin les grands projets de construction dans le royaume.

Des milliers de salariés originaires d’Asie ont été contraints de rentrer chez eux avec des mois de salaires impayés. Le gouvernement saoudien a aidé certains d’entre eux à rentrer et à déposer plainte contre le groupe de construction.

En septembre dernier, 200 expatriés français de Saudi Oger avaient reçu du gouvernement saoudien l’équivalent de neuf mois de salaires impayés après des négociations directes entre Ryad et Paris.

 

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  • - Le

    Saudi oger

    Cette entreprise à fait de la cavalerie en jouant avec les avances d’argent pour démarrer des chantiers, cela donnait de l’argent frais pour continuer les autres sites mais sur 10 millions reçus,5 étaient utilisés. Où est passé le reste ? Depuis des année, la direction me disait d’installer une grue à tour et un générateur, un bungalow et cela permettait de faire croire que le chantier avait démarré et de toucher les avances. Je suis d’accord avec JP Meynard, c’est la famille Hariri qui a détruit cette compagnie.
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  • - Le

    SAUDI OGER

    quand est ce que les médias cesseront de dire que la faillite de SAUDI OGER est due à une quelconque crise? c’est absolument faux!
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