Energie

Le gaz vert, un gisement de marchés dans le Grand Est

Mots clés : Conception - Energie renouvelable - Gaz

Strasbourg accueille, ces 8 et 9 juin, 180 exposants spécialisés dans la valorisation du biogaz. Le Grand Est concentre déjà un tiers des installations de méthanisation connectées au réseau GrDF et représente un potentiel considérable pour les énergéticiens, constructeurs et bureaux d’études.

Jusqu’alors organisé à Paris, le salon professionnel Expobiogaz se déplace pour la première fois à Strasbourg ces 8 et 9 juin. Non sans raisons légitimes. Le Grand Est regroupe en effet aujourd’hui 78 installations de méthanisation opérationnelles ou en projet: 10 en Alsace, 37 en Champagne-Ardenne et 31 en Lorraine. «La région confortera cette pole position sur le plan national grâce à la trentaine de candidatures attendues dans le cadre du projet «Méthanisation 2016» de l’Ademe, qui sera clos fin juin», précise Christophe Reif, chargé de mission à l’Ademe Lorraine.

 

Du biométhane au chauffage urbain

 

Purifié grâce à un procédé développé par Air Liquide, le biométhane peut remplacer le gaz naturel dans les réseaux de chaleur. Cette forme d’injection est particulièrement prometteuse dans le Grand Est, qui regroupe déjà 5 des 15 installations françaises de méthanisation raccordées au réseau de GrDF. Et GrDF étudie actuellement la faisabilité de 37 nouveaux projets dans le Grand Est sur un objectif de 100 sites d’injection en France entière d’ici à 2018.

 

La méthanisation clé en main

 

La liste des 180 exposants d’Expobiogaz comprend une quinzaine de sociétés de services liées aux énergies renouvelables, des ensembliers, plusieurs bureaux d’études et des entreprises de génie civil. Parmi les majors du BTP, Eiffage Métal, qui a rejoint récemment le cluster national Biogazvallée basé à Troyes, fera figure de pionnier. «Toutes nos divisions ont eu l’occasion d’intervenir sur des installations de méthanisation, qu’il s’agisse de fondations, de construction, d’énergie ou d’infrastructures. Nous avons mutualisé ces expériences afin de pouvoir proposer à nos clients de grosses installations clés en main», témoigne Arnaud Hodencq, directeur Projet Energie d’Eiffage Métal.

Au titre de sa diversification dans l’environnement, le groupe familial de travaux publics Lingenheld s’est associé au Syndicat mixte de transports et de déchets de l’Est mosellan (Sydème) pour créer la SAS Méthavos. Cette nouvelle entreprise propose un concept d’unité de méthanisation de déchets verts compacte et performante, représentant un investissement d’environ 6 millions d’euros pour une création ex nihilo. Dénommée Méthavos I, la première installation est entrée en service en début d’année à Sarreguemines (Moselle).

 

200 millions d’euros déjà investis

 

Inauguré en septembre 2015 à Strasbourg au terme d’un investissement de 7 millions d’euros, le projet Biovalsan exploité par Réseau GDS et Suez Eau se présente comme un pilote adaptable à toutes les métropoles d’Europe. La méthanisation des boues de la station d’épuration de l’agglomération alsacienne génère 1,6 million de m3 de biométhane injecté dans le réseau de gaz public. A Faulquemont (Moselle), Suez environnement a étrenné mi-2015 un site de méthanisation d’un coût de 3,5 millions d’euros implanté sur une ancienne station de compostage. L’Ademe chiffre à 200 millions d’euros l’investissement dans les installations qu’elle a subventionnées dans le Grand Est. A l’évidence, l’exploitation de ce gisement n’en est qu’à ses débuts.

 

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