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Le futur musée d’art contemporain de Montpellier confié à PCA-Stream

Mots clés : Architecte - Hôtels et pensions de famille - Manifestations culturelles - Musées - galerie

Montpellier Méditerranée Métropole confie à Philippe Chiambaretta, de l’agence PCA-Stream, la transformation de l’hôtel Montcalm en musée d’art contemporain, le «MoCo». L’architecte veut faire de cet ancien mess des officiers, initialement destiné à accueillir un musée de l’histoire de la France en Algérie, le «quartier général» de la création contemporaine à Montpellier.

Georges Frêche, ex-maire de Montpellier, définissait le centre d’art contemporain dont il voulait doter la ville à l’aune du musée Guggenheim de Bilbao. «Ce sera Bilbao +20%», disait-il. Son successeur, Philippe Saurel, a choisi un modèle opposé à celui du musée dessiné par Franck Gehry pour la métropole basque. Le futur musée d’art contemporain de Montpellier sera installé dans un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, l’hôtel Montcalm. Situé à proximité de la gare Saint-Roch, au cœur de Montpellier, cet ancien mess des officiers avait initialement été choisi pour accueillir un futur musée de l’histoire de la France en Algérie. Sitôt élu, en 2014, Philippe Saurel avait stoppé ce projet controversé et annoncé son intention de dédier ce bâtiment, idéalement placé, à l’art contemporain. «C’est le maillon faible de la culture à Montpellier», précise-t-il.

 

Faire entrer l’art contemporain dans la vie quotidienne

 

L’architecte désigné pour donner corps au projet, Philippe Chiambaretta (1), aura donc pour mission de relancer un chantier interrompu il y a trois ans et d’adapter le bâtiment à sa nouvelle destination. «L’innovation, explique l’architecte, ne réside pas dans un geste architectural mais dans la démarche. Nous inversons l’approche: il ne s’agit pas de bâtir un grand vaisseau impérialiste mais de faire entrer l’art contemporain dans la vie quotidienne en le rendant plus proche des habitants. Nous proposerons un maximum de lieux d’accueil et de convivialité pour donner aux gens envie de venir. Ce lieu doit devenir le quartier général de la création contemporaine à Montpellier et dans la région.»

 

Modèle original

 

Le MoCo (Montpellier Contemporain) ne se limitera d’ailleurs pas à l’hôtel Montcalm. Celui-ci sera la porte d’entrée d’un établissement multisites qui associera également l’Ecole supérieure des beaux-arts de Montpellier et la Panacée, un centre de culture contemporaine associé à une résidence universitaire. «Nous créons un modèle original, commente Nicolas Bourriaud, directeur du projet Montpellier Contemporain. Le MoCo sera à la fois un lieu de formation artistique, d’exposition, de production et de médiation. C’est une institution créée de manière horizontale. L’idée n’est pas de travailler sur un bâtiment emblématique mais d’intégrer la ville dans cette institution.»

 

Une touche de fiction

 

Le projet architectural sera lui-même contraint par les travaux déjà engagés pour l’ex-futur musée de la France en Algérie. «Nous allons essayer d’utiliser ce qui existe et de ne rien gaspiller de ce qui a déjà été dépensé, indique Philippe Chiambaretta. Nous serons le plus économes possibles en gros travaux de manière à garder de quoi mettre une touche de fiction. Nous travaillerons avec des artistes à qui nous confierons des micro-interventions pour réenchanter ce bâtiment.» L’architecte commencera par établir un diagnostic approfondi du bâtiment et des travaux déjà réalisé avant de proposer un projet pour lequel il espère obtenir un permis de construire à l’automne. Les travaux devraient débuter en mars 2018 et durer un an. L’ouverture au public est annoncée pour juin 2019.

Les trois composantes du MoCo seront réunies au sein d’un établissement public de coopération culturelle (EPCC), dont la présidence sera confiée à la styliste Vanessa Bruno.

 

Focus

L’équipe de maîtrise d’œuvre

Philippe Chiambaretta/PCA-Stream, architecte mandataire, CSD, AE75, BET Verdier, BET Durand, 8’18’’ lumière, C&G et SCO, cotraitants.

 

Focus

L’hôtel Montcalm en chiffres

22,5 millions d’euros de réhabilitation (travaux déjà réalisés compris).

2 300 m2 de surface utile.

3 150 m2 de surface totale.

 

(1) Trois autres équipes étaient en compétition: Projectiles (Paris), King Kong (Bordeaux), Berger&Berger (Paris).

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