Transport et infrastructures

Le fonds Meridiam reste optimiste pour le financement des infrastructures

L’inauguration de la phase II de l’autoroute polonaise A2, le 30 novembre dernier, est pour Meridiam, membre du consortium qui a participé à ce projet de 1,55 milliard d’euros, un signe que le secteur des infrastructures publiques, modèles de très long terme, saura resister à la crise.

En ces temps de crise de la dette publique – et donc de financement des infrastructures – l’inauguration de la phase II de l’autoroute polonaise A2, le 30 novembre dernier, est un signe d’espoir. Bronislaw Komorowski, président de la République de Pologne, et Matthias Platzeck, premier ministre du Brandebourg, ne s’y sont pas trompés. Ils ont fait en personne le déplacement à l’échangeur de Trzciel, pour la mise en service de ce tout dernier tronçon, long de 106 km (entre Konin et Nowy Tomyśl) et qui permettra de relier la Pologne à l’Allemagne.

En tant que membre du consortium privé participant à cette l’opération de PPP, Meridiam était évidemment présent. Le fonds d’investissement, qui a participé à hauteur de 76 millions à ce projet de 1,55 milliard d’€, se félicite de cet achèvement. Ce tronçon « constitue une véritable liaison stratégique pour l’Europe et fait partie intégrante du Réseau transeuropéen de Transports. En plus d’une position géopolitique incontestable, cette autoroute sera un lieu de transit important lors de l’Euro 2012 de football qui se déroulera en Pologne et en Ukraine ». Avec ses autres partenaires, Meridiam prendra en charge la conception, la construction, le financement et la maintenance de la phase II de l’A2, mais pas l’exploitation. Un modèle qui a la préférence de Thierry Déau, président de Meridiam : « Trois tronçons d’autoroute à péage ont déjà été mis en exploitation sur l’A1, l’A2 et l’A4, mais ces modèles relevaient plus de la concession que du partenariat public-privé. En ce sens, la phase II de l’A2 est le premier PPP polonais, car nous percevons une redevance annuelle et non un revenu issu du péage, qui revient à l’État. Ce modèle représente un avantage considérable en période de crise, car le partenaire privé n’a pas à porter le risque du trafic. Quant au public, il peut moduler à son gré le prix du péage, et notamment le baisser compte tenu du contexte social. »

Pour le dirigeant, le PPP n’est toutefois pas le modèle unique pour résoudre le problème du financement des infrastructures : « Tout dépend du contexte. Ce qui est sûr, au regard de la crise actuelle de la dette publique, est qu’il est nécessaire de trouver de nouvelles ressources financières. Une des solutions est d’instaurer de nouveaux péages, par exemple pour les poids lourds ou à l’entrée des villes. » Meridiam, en tout cas, ne se montre pas trop soucieux de la situation actuelle : « Lorsque l’on fait des infrastructures publiques, il n’y a pas de raisons d’être inquiet, car ce sont des modèles de très long terme. Nous avons, d’ailleurs, levé 1,5 milliard d’€ en 2011. »

Plus d’informations sur la construction à l’international avec le BEM

Focus

Au sommaire du BEM

 

PROJET

FERROVIAIRE Une LGV en format réduit pour la Californie
Les autorités de l’État américain ont lancé la première étape de l’appel d’offres devant déboucher sur la construction du tronçon initial, qui ne devrait pas dépasser les 40 kilomètres.

 

ENTREPRISES

INFRASTRUCTURES Meridiam optimiste pour le financement
L’inauguration de la phase II de l’autoroute polonaise A2, un tronçon de 106 km raccordant la Pologne à l’Allemagne, est un signe d’espoir en ces temps de crise de la dette publique.

 

DOCUMENT SPECIAL

TABLE RONDE IBS « Comment les constructeurs européens répondent- ils à la concurrence internationale ? »
Le BEM publie la seconde partie de la table ronde consacrée aux groupes de BTP et réunissant les présidents des EIC, de Bouygues Construction et de Vinci Construction.

 

ENQUETE

CERTIFICATION HQE peut-elle sortir de l’Hexagone ?
Certivéa, l’organisme français de certification des bâtiments tertiaires, lance une offre internationale pour peser davantage dans un marché mondial largement dominé par LEED et BREEAM. La « French touch » pourrait permettre à HQE de jouer le rôle d’outsider.

 

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