Industrie/Négoce

Le fabricant nordiste de cabines d’engins TIM sauvé in extremis par la société allemande Atlas GmbH

Mots clés : Centre commercial - Établissements pénitentiaires et judiciaires - Magasin - Matériel - Equipement de chantier - Monde du Travail

Le tribunal de commerce de Lille a validé l’offre de reprise déposée à la dernière minute par l’industriel Bulgare Fil Filipov, propriétaire de la société Atlas GmbH, qui s’engage à préserver 446 des 470 emplois de l’entreprise nordiste TIM, spécialisée dans la fabrication de cabines d’engin de chantier.

L’entreprise TIM tient son repreneur. Le tribunal de commerce de Lille a retenu l’offre de l’industriel bulgare Fil Filipov, propriétaire de la société allemande Atlas GmbH, qui s’engage à maintenir 446 des 470 emplois de l’usine localisée à Quaëdypre dans le Nord.

Une annonce qui vient mettre fin à plusieurs mois d’incertitude pour les salariés de TIM, placée en redressement judiciaire le 31 janvier. Deux offres de prises avaient été déposées : celle « caduque » du groupe allemand Frizmeier (déjà propriétaire de l’usine) et celle donc de Fil Filipov.

La proposition de l’industriel bulgare a dans un premier temps été rejetée par le tribunal à cause d’un business-plan bancale. Mais patatras, Fil Filipov, seul candidat en lice, a finalement déposé une offre à la dernière minute mardi soir. A l’issue de l’audience qui s’est tenue à huit clos, le tribunal de commerce a désigné Atlas GmbH comme repreneur de TIM.  L’entreprise dont le siège social se situe à Ganderkesee, près de Brême, fabrique depuis 1919 des engins de chantier.

 

Soutien de l’Etat et de la région

 

Selon une source ministérielle, cette décision a été rendue possible par « l’offre améliorée de M. Filipov, déposée la nuit dernière, après une semaine de dialogue et de travail intenses menés par Bruno Le Maire et Benjamin Griveaux, et en étroite coordination avec Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France ».

Pour manifester leur soutien, la Région Hauts-de-France et l’Etat se sont engagés à verser une offre à hauteur de 5,5 millions d’euros.

L’entreprise spécialisée dans les cabines et les composants pour engins de chantier a fait face ces dernières années à une violente chute d’activité liée, selon les syndicats, à la crise mondiale du BTP et à la concurrence des pays de l’Est. L’an dernier, l’un de ses principaux clients, Caterpillar, a cessé « brutalement » la plupart de ses commandes, pointant des « défaillances en matière de qualité » de la part de son fournisseur. Le chiffre d’affaires de TIM se réduit alors de moitié en seulement douze mois. Un plan de sauvegarde de l’emploi entraîne le départ de 123 personnes. Une situation qui a conduit la direction à attaquer Caterpillar. Une source syndicale rapporte toutefois que la marque au triangle jaune s’engage à assurer 4,7 millions d’euros de commandes.

Ce nouveau plan de sauvegarde sonne-t-il comme un nouveau départ pour l’entreprise TIM ? Le ministère de l’Economie a annoncé qu’il se montrera « particulièrement vigilant » sur les conditions de la cession de la société TIM et du maintien de l’emploi à Quaëdypre.

 

 

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