Matériaux et équipements

« Le DTU aidera les professionnels à s’intéresser à la construction métallique », Jean-Louis Gauliard, président du SCMF

Mots clés : Acier - Normalisation - Marquage CE - Ossature - Produits et matériaux

A l’occasion de la parution du DTU 32.33 sur la construction à ossature métallique de petits bâtiments, le secrétaire général du Syndicat de la construction métallique française (SCMF) Jean-Louis Gauliard dresse un aperçu du marché du petit collectif en métal.

Que représente aujourd’hui la construction métallique sur les petits bâtiments ?

Jean-Louis Gauliard : Nous ne disposons pas de données chiffrées sur ce type de marché, car ce sont des ouvrages sur lesquels nous étions jusqu’alors peu présents. Mais en petit collectif, nous grimpons lentement, mais sûrement. Les belles réalisations en bureaux poussent certains acteurs à adopter le métal pour les immeubles d’habitation, car les typologies constructives sont assez voisines. Le petit collectif intéresse un certain nombre d’entreprises, qui prennent le marché en tous corps d’état ou en conception-réalisation avec un cabinet d’architecte, ainsi les groupes Briand aux Herbiers et Acieo à Château-Gontier, qui regroupent plusieurs entités. Ces réalisations, compétitives, intéressent de petits investisseurs privés, mais aussi des bailleurs sociaux, attirés par les qualités du métal.

 

Quels sont les atouts des solutions métalliques ?

J.-L. G. : Le métal offre de grandes facilités d’aménagement intérieur, avec des points porteurs en façade ou en noyau central. La construction métallique laisse ainsi une grande liberté d’aménagement et d’évolutivité du bâtiment, au gré des besoins. Et bien sûr, la forte ductilité de l’acier le rend parfaitement adapté aux exigences parasismiques puisqu’il offre naturellement une bonne résistance aux déplacements verticaux comme horizontaux.

 

Et en maison individuelle ?

J.-L. G. : Dans l’ensemble, nos ateliers ne sont pas dimensionnés pour ces petits projets, notre outil de production répondant plus par ses équipements à des projets générateurs de volumes importants. Pour une maison à ossature métallique, la quantité d’acier n’excède pas 1 à 1,5 tonne ! Certains acteurs (par exemple, Phenix-Geoxia, Profils du futur filiale d’ArcelorMittal ou encore le belge Sadef, établi à Marne-la-Vallée) disposent d’usines spécialement destinées à ce marché. Enfin sortent de temps en temps de très beaux projets de maisons d’architectes, façon Mies van der Rohe…

 

Le DTU va-t-il aider à pousser le marché ?

J.-L. G. : Oui, c’est un outil très intéressant, qui permet de fixer un certain nombre de points. En l’absence de règles techniques, le risque existe que n’importe qui puisse faire n’importe quoi. Les éléments en acier pour une maison étant manuportables, on pourrait même imaginer de l’auto-construction ! Mais il faut calculer correctement les structures et leurs contreventements, et respecter les règles en atelier et sur chantier. L’existence de ce DTU aidera les professionnels à s’intéresser au métal. Dans un contexte difficile pour les marchés du BTP, ce document facilitera le repositionnement d’un certain nombre d’acteurs sur ce marché où ils n’étaient pas encore présents.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X