Immobilier

Le départ de Nexity de la FPI déroute les promoteurs

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP - Gouvernement

Après le choc, l’analyse. Les promoteurs se confient au Moniteur sur la sortie de Nexity de la FPI. Pour beaucoup, ce départ est lié à la place particulière qu’occupe la société au sein de la fédération, et à la personnalité de son P-DG, Alain Dinin, surnommé « l’autre ministre du logement ».

 

La surprise a été totale chez les promoteurs. Nexity, le leader de la promotion immobilière en France (près de 19 000 réservations en 2016), a annoncé par voie de presse le 4 octobre dernier son intention de quitter la fédération des promoteurs immobiliers (FPI). La raison selon Alain Dinin, son P-DG ? La fédération « aurait dû faire preuve de plus de solidarité vis-à-vis des bailleurs sociaux et des constructeurs de maisons individuelles ». Rappelons qu’avant les annonces d’Emmanuel Macron aux 24H du Bâtiment organisées par la FFB, ces derniers étaient les grands perdants de la stratégie logement. Alain Dinin reproche à l’organisation présidée par Alexandra François-Cuxac un lobbying trop axé sur le recentrage des dispositifs fiscaux prêt à taux zéro et Pinel dans les zones tendues.

Cette sortie crée des grabuges dans le secteur. A tel point qu’une rumeur, parue dans la presse en début de semaine, faisait état de l’éviction probable de la présidente de la FPI. Bouygues Immobilier et Pitch Promotion auraient été à la tête de fronde. L’information, publiée dans la Lettre de l’Expansion, a été démentie quelques heures plus tard par Bouygues chez nos confrères de Business Immo. Même contestation du côté de Pitch Promotion. Auprès du Moniteur, son P-DG, Christian Terrassoux, également vice-président de la FPI, a tenu à rappeler son soutien à Alexandra François-Cuxac. 

 

Une sortie surprenante, selon les promoteurs

 

Dans les instances régionales de la fédération, l’annonce de Nexity fait, à chaud, l’effet d’un choc. « Rien ne laissait présager cette sortie », s’étonne Philippe Depasse, président de la FPI Hauts-de-France. « Si ce départ devait se concrétiser, nous le regretterions », déplore Patrice Pinson, président de la chambre bretonne. Parmi les adhérents de l’organisation professionnelle, même stupeur. « Par définition, une fédération ne fait pas toujours l’unanimité parmi ses membres. Mais cette réaction parait anormale », estime Pierre Sorel, à la tête du francilien Sogeprom.

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