Immobilier

« Le défi du changement climatique ne se résume pas seulement au carbone », Patrick Nossent, président de Certivéa

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Normalisation - Marquage CE

L’organisme de certification Certivéa délivrera en juin ses premiers labels Bâtiment bas carbone (BBCA) pour les bureaux. Si son président Patrick Nossent se réjouit de l’intérêt que suscite l’empreinte carbone des bâtiments, il reste convaincu que ce sujet ne peut être dissocié d’autres thématiques pour répondre aux transitions en œuvre dans le secteur de la construction et de l’immobilier.

Alors que l’association HQE travaillait déjà sur l’empreinte carbone des bâtiments, l’association pour le développement du bâtiment bas carbone (BBCA)  a créé la surprise en annonçant, de son côté, fin 2015 le lancement d’un label. Faut-il y voir une compétition entre les différents porteurs de labels ?

Patrick Nossent : Le label BBCA est une initiative privée d’un certain nombre d’acteurs qui montre qu’il y avait un besoin. Ce sont bien des maîtres d’ouvrage, des maîtres d’œuvre et des entreprises qui se sont associés pour traiter spécifiquement cette thématique, particulièrement abordée lors de la COP 21, considérant  qu’il y avait urgence à traiter le sujet.

Il y a un côté positif dans ce foisonnement d’initiatives ; cela veut dire qu’il y a des acteurs économiques qui s’emparent des sujets et qui ont envie de faire bouger les lignes.

Mais pour que la dynamique fonctionne, il est indispensable d’avoir les mêmes métriques. Sur le carbone, que l’on soit HQE ou BBCA, il faut parler avec la même échelle de mesures. C’est aussi le cas quand on parle d’énergie, que l’on soit HQE ou Effinergie, il n’est pas possible d’avoir des méthodes différentes. Sinon, tout le monde s’y perd.

 

Est-ce que tous parlent le même langage ?

P.N. : Pas encore tout à fait justement, c’est pour cela que l’on y travaille. Ce label fait appel à des analyses du cycle de vie (ACV) du bâtiment qui sont basées elles-mêmes sur des normes internationales. Les seuils de référence ont été élaborés à partir des résultats du programme d’innovation collaborative HQE Performance, qui a réalisé une première au monde en évaluant grandeur nature les performances environnementales des bâtiments par analyse de cycle de vie, au travers de deux campagnes de 100 bâtiments chacune.

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