Aménagement

Le débat public se referme sur un consensus autour du contournement de Nice

Les Alpes-Maritimes ne se doteront vraisemblablement jamais d’un nouvel axe de circulation est-ouest, étudié depuis plus de 20 ans par l’Etat (A8 bis, A58…) pour remédier à l’asphyxie de l’A8.
Quelques jours avant la clôture du débat public sur le contournement routier de Nice (le 28 février dernier), la prise de position du conseil général, toutes forces politiques confondues, en faveur d’un aménagement sur place entre Nice-Est et Nice Saint Isidore (et à laquelle va se rallier le conseil régional) trace semble-t-il définitivement l’avenir de ce projet, malgré l’avis contraire de la ville de Nice et de sa communauté d’agglomération. Et même si l’Etat, maître d’ouvrage, doit encore donner sa position d’ici juillet prochain, à la lumière du rapport de synthèse et du bilan du débat dirigé par Jean-Claude Coquet. « Nous voulons agir sur l’autoroute actuelle, modifier la configuration de l’A8 pour éviter les premières sources d’encombrement. Et surtout ne pas retomber dans les affrontements stériles précédents qui ont généré inaction et immobilisme » a expliqué le président du conseil général, Christian Estrosi, lors de la clôture du débat public. Il faut dire que le coût d’une infrastructure nouvelle (2,4 milliards pour la solution longue en 1ère estimation) n’a guère plaidé en sa faveur; les collectivités se préparant à être déjà largement mises à contribution pour financer le prolongement de la LGV Méditerranée vers Nice. Ce débat public devrait aussi déboucher sur de nombreuses expertises, demandées à la fois par l’Etat et les collectivités.
R.M.

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