Energie

« Le coût de l’individualisation des frais de chauffage est sûr mais l’économie reste hypothétique », Tristan Hamon, Immobilière 3F

Mots clés : Chauffage - froid - Gestion et opérations immobilières - Situation économique

La généralisation de l’individualisation des frais de chauffage a fait couler beaucoup d’encre et les bailleurs sociaux comme les copropriétaires mettent en cause les bénéfices d’une telle mesure. Les acteurs sont suspendus à la publication d’un décret qui doit préciser certaines modalités. Entretien d’Enerpresse avec Tristan Hamon, responsable cellule énergie, direction énergie, équipements et sécurité, chez Immobilière 3F.

 

La date butoir de la généralisation de l’individualisation des frais de chauffage dans
les immeubles alimentés par un chauffage collectif va arriver très vite, au 31 mars 2017, comment Immobilière 3F se prépare-t-elle à cette échéance ?

Tristan Hamon : Nous allons expérimenter sur quelques sites l’individualisation des frais de chauffage. Le but est multiple : conforter notre stratégie en termes d’achat, voir les difficultés dans la mise en œuvre pour être prêt au moment où il faudra déployer ces matériels sur tous nos programmes, si nous y sommes obligés, et aussi, mais nous risquons de manquer de temps au vu des échéances, vérifier les économies d’énergie à la clé. Les délais sont courts pour permettre de mener une vraie expérimentation. Il aurait fallu deux ans, donc deux saisons de chauffe alors que là, on arrive en fin de saison de chauffe et l’échéance, si le décret ne la modifie pas, est fixée au 31 mars 2017.

 

Il existe deux dispositifs pour individualiser les frais de chauffage, avez-vous fait votre choix ?

T.H. : En effet, il y a le compteur d’énergie thermique (compteur de calories) en palier ou les répartiteurs de frais de chauffage (RFC) à installer sur chaque radiateur. Le premier ne peut être installé que dans certaines configurations : il faut que le réseau de chauffage forme une boucle dans chaque logement. Or, les boucles ont été systématisées dans les 10 dernières années donc ce système concerne plutôt les logements les plus récents. Si la pose d’un compteur est impossible, la pose de répartiteurs peut se faire quel que soit le logement, du moment qu’il y a des radiateurs.
Ce dispositif est donc plus souple et plus simple de mise en œuvre car il ne touche pas à l’hydraulique, c’est un boîtier qui va venir se clipser sur le radiateur. Inconvénient cependant, les RFC sont situés dans les parties privatives des logements, ce qui n’est pas l’idéal pour un bailleur car il faut faire intervenir les prestataires dans les logements. Quand il faut équiper 100 % des logements, ce n’est pas simple. Pour la maintenance, le problème sera le même alors que la relève ne posera pas de problème (radiorelève ou télérelève). Nous allons tester les deux technologies : des répartiteurs sur des sites anciens et des compteurs sur des sites plus récents.

 

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