Economie

Le coût d’un séisme majeur en France pourrait atteindre les 8 milliards d’euros

Mots clés : Risque sismique

Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et la Caisse centrale de réassurance (CCR) ont mené une étude inédite sur le coût assurantiel des séismes pour la France. Résultat ? Un tremblement de terre majeur pourrait occasionner jusqu’à 8 milliards d’euros de dégâts.

Il s’agit d’une étude inédite en France. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et la Caisse centrale de réassurance (CCR) viennent de dévoiler les premiers résultats d’une étude complète concernant le coût assurantiel des séismes pour la France. Celui-ci pourrait atteindre les 8 milliards d’euros en cas de tremblement de terre majeur, pour les seuls risques résidentiels (maisons individuelles, appartements et commerces de proximité en rez-de-chaussée des habitations), selon les scénarios testés par les deux organismes publics.

Le BRGM et la CCR ont ainsi uni leurs expertises respectives pour estimer « non pas les coûts réels des dégâts, mais les coûts engendrés par les séismes couverts dans le cadre du régime français d’indemnisation des catastrophes naturelles », précise Laurent Montador, directeur général adjoint de la CCR. Le modèle développé par le BRGM et la CCR prend en compte l’aléa (le phénomène sismique), la vulnérabilité des bâtiments, l’endommagement et les coûts assurés pour la métropole comme pour l’Outre-Mer. « Certes, la France métropolitaine est loin d’être le pays le plus affecté par le risque sismique, mais ce dernier est bien réel dans les DROM [départements et régions d’Outre-Mer] français », indique Pierre Toulhoat, directeur général du BRGM.

 

De 100 millions à 8 milliards d’euros de dégâts


Le chiffre avancé par le BRGM et la CCR est issu de l’analyse de près de 6 500 séismes survenus durant les 1 000 dernières années dans une trentaine de départements, parmi lesquels figurent les territoires les plus exposés (selon la carte d’aléa réglementaire en vigueur en France depuis 2011), à savoir les Alpes, les Pyrénées, l’Alsace et les Antilles. Le modèle BRGM-CCR couvre ainsi 6 200 communes abritant environ 13 millions de personnes – soit la quasi-totalité de la population concernée – et 10 millions de biens assurés.

Région fortement exposée, les Pyrénées enregistreraient, en cas de séisme majeur, un sinistre de 3 à 5 milliards d’euros assurés au titre du régime « Cat Nat ». L’Alsace, moyennement exposée, pourrait, quant à elle, connaître un événement de 1,5 à 2,5 milliards d’euros. Enfin, le Grand Ouest, nettement moins exposé, pourrait enregistrer un coût de 100 à 250 millions d’euros, selon les scénarions envisagés à ce jour. Une avalanche de chiffres qui devraient intéresser tout particulièrement les élus locaux.

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