Entreprises de BTP

Le courant passe mal entre EDF et les artisans

Un jour, un métier. Suite aux rencontres de la construction de la Capeb, le Moniteur-Expert vous livre les coulisses des journées d’études de chaque Union nationale artisanale. Aujourd’hui les électriciens.

En juillet 2007, le marché de la fourniture d’électricité aux particuliers s’ouvrira à la concurrence. Différents opérateurs alternatifs, comme Gaz de France ou Poweo, redoublent d’efforts pour se positionner et monter des partenariats avec les électriciens. EDF reste actif mais les modalités imposées, « sans aucune concertation », par sa convention de travaux « Vivrélec 2006 » ont du mal à passer. « Sous prétexte de co-traitance, l’artisan devient un sous-traitant très contraint, voire un franchisé d’EDF « ! fulmine Roger Caligaris, président de l’Union nationale artisanale « Equipement électrique et électronique (UNA 3E) ». Toutefois, pour ne pas priver les électriciens d’opportunités commerciales intéressantes, y compris avec l’opérateur historique, l’UNA 3E rédige un livre blanc sur les enjeux et risques des partenariats. Il sera disponible début 2007.

Diagnostic électricité
Autre sujet d’actualité : l’UNA 3E se montre vigilante avant la mise en œuvre du diagnostic électricité, actuellement en seconde lecture à l’Assemblée Nationale. « Nous veillerons au sein du Comité national des électriciens et électroniciens (CNEE) à la bonne rédaction du décret d’application », assure Roger Caligaris tout en confiant qu’il redoute déjà des dérives : « les diagnostiqueurs ne pourront pas réaliser les travaux de mise en conformité, mais cette obligation risque d’être contournée par un jeu de filialisation ». Par ailleurs, informant de la validation de trois nouvelles fiches de procédures Séquélec (sécurité et qualité dans l’utilisation de l’électricité), le président de l’UNA 3E a regretté que peu d’artisans n’obtiennent l’habilitation aux travaux sous tension B2T. « Les rénovations des colonnes montantes promettent vingt ans d’activité, affirme-t-il. Si aucun artisan ne se positionne sur ce créneau, la politique d’essaimage menée par EDF permettra à ses anciens salariés de récupérer facilement un beau marché ».
Enfin, Roger Caligaris a annoncé qu’il souhaite obtenir de l’Union technique de l’électricité (UTE) la révision des coûts des normes en ligne. « Pourquoi un artisan sans salarié achète-t-il une norme au même tarif qu’un groupe de 1000 salariés ? La Capeb n’ayant toujours pas de filiale commerciale pour négocier des remises pour ses adhérents, je milite pour l’établissement d’une grille de prix selon le nombre de salariés ». Ce sera sa dernière lutte avant de laisser, l’an prochain, si les votes le permettent, son siège de président à son favori et bras droit, le Lillois José Pereira.
Xavier Fodor

Retrouvez demain le compte rendu de l’UNA Peinture, vitrerie, revêtement

Focus

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Un bureau mobile pour les artisans


Conçu à l’initiative de l’UNA 3E par la Capeb, Microsoft, Orange et Capgemini, la solution de mobilité pour les tous artisans du bâtiment « Mobibat » a été démontrée en avant-première lors des journées de la construction. La solution fonctionne grâce à un téléphone mobile ordinateur de poche (Pocket-PC communicant). Elle permet à l’artisan d’échanger des données entre le terrain et le bureau : devis et factures rédigés in situ, transmission du rapport d’activité, de photos du chantier ou encore d’un bordereau signé par le client. Ces données pourront être ensuite exploitées dans le logiciel de gestion de l’artisan. Les premiers tests grandeur nature de Mobibat commencent mi-mai avec notamment un interfaçage avec les logiciels « EBP bâtiment ». La solution sera commercialisée par la Capeb, en octobre 2006, pour environ 80 euros par mois et par utilisateur.
X.F.

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