Entreprises de BTP

« Le Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique n’est pas un machin de plus », Christian Baffy, président

Mots clés :

Efficacité énergétique

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Réglementation technique

Créé par décret le 23 mars 2015 et opérationnel depuis juillet, le Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique a rendu à ce jour 25 avis sur des textes réglementaires dont 3 défavorables et 4 avec réserves. Compte tenu du nombre de décrets issus de la loi sur la Transition Energétique intéressant la construction, l’instance ne va pas chômer en 2016. Après 8 mois d’exercice, son président Christian Baffy dresse un premier bilan.

Dans ce foisonnement de commissions de tous genres qui existent, et dont on se demande pour certaines si elles servent à quelque chose, le Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique (CSCEE) n’est-il pas une structure de plus pour faire plaisir à la filière de la construction ? 


Christian Baffy 
: Le CSCEE fait partie des mesures prises par le Gouvernement pour créer les conditions d’une relance du secteur de la construction. Il se prononce sur les projets de lois et les textes réglementaires, évalue l’impact économique de toute nouvelle règle en veillant à la maîtrise des coûts et à la simplification. Voilà pour l’essentiel de ses missions. Lorsque l’on m’a proposé d’en prendre la présidence, il n’était pas question que ce soit un machin de plus, mais à partir du moment où le Conseil peut être le garant de la simplification et qu’il peut émettre des avis suivis, il a vraiment sa place et son utilité.

 

Quel enseignement tirez-vous au bout de huit mois d’exercice ?


C.B. 
: Le constat est sans appel, nous avons un conseil qui fonctionne bien. Les membres, représentants des acteurs de la construction, des consommateurs et personnalités qualifiées, sont présents aux réunions à 95%. Ce qui prouve leur motivation et leur engagement. Chacun essaie dans les débats de trouver une ligne médiane pour que l’intérêt général passe avant les intérêts personnels. Les lobbyings sont laissés au vestiaire ; d’ailleurs les oppositions sont rares, jamais plus de deux ou trois organisations par sujet traité.

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