Logement

Le congrès HLM s’ouvre ce mardi sous haute tension

Mots clés : Electricité - Financement du logement - Gestion immobilière - Logement social

Trois ministres sont attendus au Congrès de l’USH, qui se tient jusqu’à jeudi à Strasbourg. La question des APL et de la baisse des loyers dans le parc social focalisera l’attention des représentants d’organismes, déjà prêts à quelques concessions.

C’est un Congrès HLM sous haute tension qui s’ouvre ce mardi 26 septembre pour trois jours à Strasbourg. Car les dernières annonces gouvernementales sur la stratégie Logement ont mis le feu aux poudres chez les bailleurs sociaux. « La baisse des APL suivie d’une baisse des loyers est une ligne rouge à ne pas franchir, avertit Frédéric Paul, délégué général de l’Union sociale pour l’habitat (USH). Nous n’accepterons pas de rentrer dans un dispositif qui consiste à baisser les ressources des organismes HLM pour couvrir la baisse des APL décidée par le gouvernement. A l’avenir, ce mode de fonctionnement se détériorera : face à l’accroissement de la pauvreté dans le parc social, l’Etat demandera de nouvelles baisses de l’APL. »

Trois ministres, Jacques Mézard et Julien Denormandie à la Cohésion des Territoires ainsi qu’Annick Girardin à l’Outre-mer, sont attendus dans la capitale du Grand Est pour jouer les pompiers et tenter de trouver un terrain d’entente avec les bailleurs sociaux. Au lendemain de l’annonce de la Stratégie Logement, Julien Denormandie – qui clôturera le congrès HLM – calmait déjà le jeu sur BFMTV : « En 2018, nous ne ferons aucune baisse supplémentaire [des APL] ». Sous-entendu : le 1,5 milliard d’euros d’économies à réaliser sur les APL, et supportées par les organismes HLM qui sont invités à baisser leurs loyers en conséquence, ne devraient pas être actées dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018. Même depuis Strasbourg, ces derniers étudieront de près le texte de loi, dont la première mouture sera présentée demain mercredi 27 septembre…

 

L’USH prêt à lâcher du lest

 

L’USH est prête à quelques concessions. « Nous réaffirmons notre volonté de contribuer à la réduction du déficit public en étudiant plusieurs pistes, comme le financement de l’Anru 2 (dont le budget doit passer de 5 à 10 milliards d’euros, ndlr), l’utilisation d’une partie de la trésorerie des organismes HLM pour fabriquer des prêts de haut de bilan bonifiés (PHBB) , l’intervention des organismes HLM dans le parc privé pour capter des logements à mettre à la disposition des associations, le lancement d’un programme d’achat d’hôtels pour réduire le coût des nuitées hôtelières et nous sommes prêts à étudier comment réduire l’intervention de l’Etat dans le fonds national des aides à la pierre », énumère Frédéric Paul.

Selon nos informations, les clés de répartition du financement de la rallonge du budget de l’Anru seraient actées. Un milliard serait abondé par l’Etat comme l’a confirmé Jacques Mézard mercredi 20 septembre. Le reste (4 milliards donc) serait financé par Action Logement et les bailleurs sociaux. « Nous avions effectivement commencé à en discuter avant l’été, à l’époque où Richard Ferrand était ministre, concède Frédéric Paul. Mais par la suite, nous avons appris la baisse des APL d’1,5 milliard d’euros. Puisque le gouvernement nous a emmenés sur cette piste, nous considérons que les propositions antérieures doivent faire l’objet d’un accord global. » Le bras de fer entre le gouvernement et le mouvement HLM ne fait que commencer.

 

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