Événement

Le combat continue

Les mots nous manquent mais pas les larmes. Mercredi 7 janvier, sept de nos confrères de « Charlie Hebdo », les dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, l’économiste et chroniqueur Bernard Maris et le correcteur Mustapha Ourrad, sont tombés sous les balles d’assassins motivés par l’intolérance et la haine.

Depuis nous pleurons la mort de ces maîtres impertinents du trait, de ces éditorialistes de combat, de ces journalistes qui riaient de tout pour mieux raconter la folie du monde. Tout comme nous afflige infiniment la disparition des policiers et des civils, abattus par les terroristes dans des conditions ignobles.
Ces morts, inimaginables, pourtant planifiées par des hommes, des citoyens français, nous rappellent que la liberté de la presse est un bien menacé et que le métier de journaliste, si souvent décrié, est un engagement.

Les événements qui nous endeuillent nous font mesurer à nouveau l’importance de notre rôle, le sens de notre mission et le poids de nos responsabilités. Etre journaliste, c’est être au monde, vigilant, alerte, sans cesse à l’écoute, toujours prêt à dire ce qui est et à en partager le récit. Etre journaliste, c’est n’être jamais tranquille.
Notre démocratie est atteinte. Les dangers qui guettent la République sont lourds car son principe même est menacé : vivre ensemble. Si le temps de l’angélisme est passé, définitivement, celui de la suspicion ne doit pas s’installer. Le secteur du BTP sait, plus que tout autre, la valeur du collectif, la force des différences et l’intérêt de la conjugaison des talents sans laquelle il n’y a pas de construction possible. Or, c’est bien le défi qui nous est lancé : consolider les fondations de notre société, malgré tout et à tout prix. Ce chantier-là, qui est un combat, ne doit jamais cesser. La preuve : il continue.



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  • - Le

    Merci aux pros

    de montrer qu’on peut être réduit au qualifiquatif de technicien et être vraiment des hommes, je l’ai appris sur le chantier !
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  • - Le

    Dynamique des forces

    Je suis en complet accord avec votre texte, entièrement solidaire avec Charlie Hebdo et ennemi de cette barbarie. Je suis Charlie. Mais, sans doute par déformation professionnelle, un défaut flagrant du dessin de M. PINEL me saute aux yeux : en tirant là où elle le fait, Marianne ruine les efforts des citoyens qui poussent. C’est dommage, car la valeur du collectif, la conjugaison des talents et des actions pour consolider les fondations de notre société demanderaient ici à Marianne de pousser au lieu de tirer.
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  • - Le
    Je tiens à exprimer mon accord total avec le contenu de ce texte qui appelle au « vivre ensemble », à la force de la « conjugaison des talents », à laquelle j’ajouterais « sans conditions d’appartenance à telle ou telle croyance, sans conditions de nationalité » ; dans le respect de l’autre sans lequel le sens de l’acte de construire n’a, en définitive, plus de véritable sens.
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