Entreprises de BTP

Le chiffre d’affaires des TPE 2011 : année phare pour le bâtiment

Mots clés : Métier de la construction - PME - Terrassement

L’Observatoire de la petite entreprise a présenté le 25 avril son bilan 2011. Les plâtriers décorateurs, les électriciens et les entreprises de terrassement enregistrent, tous secteurs confondus, la meilleure hausse de leur CA. Les tendances pour 2012 se révèlent plus préoccupantes.

Parmi les progressions record des CA en 2011 des TPE (moins de 5 salariés), tous secteurs confondus, on note les plâtriers décorateurs (+13,4%), les électriciens et les entreprises de terrassement (ex-aequo à +7,8 %). C’est l’un des enseignements du bilan 2011 dressé par l’Observatoire de la petite entreprise (OPE) de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA), en partenariat avec la Banque Populaire.

 

+ 4% dans le bâtiment en 2011

Sur les 400 000 TPE adhérentes des 110 centres de gestion agréés, ce sont 300 000 bilans d’entreprises (35 % pour le bâtiment) qui ont été passés au crible. « Le chiffre d’affaires des petites entreprises enregistre une hausse de 1,9 % en 2011 (contre +0,7 % en 2010) toutes professions confondues, constate la présidente de la FCGA, Christiane Company. Pour autant, l’amorce de croissance enregistrée en 2010 ne se transforme pas en véritable reprise. » Sur 12 secteurs analysés, six améliorent leurs performances par rapport à l’année précédente, dont celui du bâtiment qui se redresse de + 4 %(- 1,4 % en 2010). Une autre activité tire son épingle du jeu : les entreprises spécialisées dans la création et l’entretien des parcs et jardins réalisent une bonne performance avec un CA en progression de 6,4% en 2011. Une dynamique liée à l’attractivité de la profession : selon l’Unep, le nombre d’entreprises est passé de 20 000 à 26 500 entre 2008 et 2010.

 

 

2012 : année préoccupante

En revanche, les projections 2012 élaborées par l’Observatoire de la petite entreprise se révèlent préoccupantes pour le bâtiment (voir tableau ci-dessous). « Après une année exceptionnelle en 2011, c’est le tout le contraire qui se passe en 2012 », note Alain Tourdjman, directeur études, veille et prospective à la Banque Populaire en citant les principaux points de blocage : réduction de l’avantage Scellier, fin du PTZ dans l’ancien, un très haut niveau des prix, des anticipations de durcissement fiscal et de baisse de rentabilité de la propriété immobilière. Il en ressort une perspective de fort recul de la construction neuve et du gros œuvre, ainsi qu’un ralentissement de 20% dans l’ancien et une baisse plus mesurée dans le second œuvre.

 

 

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