Transport et infrastructures

Le chantier de l’échangeur qui soulage le Nord-Franche-Comté démarre

L’échangeur de l’A36 à Sévenans engage ses travaux de 120 millions d’euros. Intégralement financés par le concessionnaire APRR dans le cadre du plan de relance autoroutier, ils doivent désengorger un territoire qui accueille de nombreux nouveaux équipements, entre Belfort et Montbéliard.

Attendue depuis de longues années, la construction d’un nouvel échangeur sur l’autoroute A36 à hauteur de Sévenans (Territoire de Belfort) démarre à la fin de cette semaine. «Enfin !», s’est ainsi exclamé Damien Meslot, député-maire (LR) de Belfort, mardi 7 mars lors de la cérémonie de lancement des travaux.

L’équipement devenait vital pour ne pas plomber le développement de la zone qu’il dessert. Il se situe à mi-chemin entre Belfort et Montbéliard, dans l’espace «médian» du Nord-Franche-Comté qui a vu émerger depuis quelques années la gare TGV périphérique, un campus universitaire et le quartier tertiaire La Jonxion. La saturation menace déjà et elle est effective aux heures de pointe, avec 60 000 véhicules quotidiens sur ce tronçon de l’A36 et 25 000 véhicules sur la RN1019 desservie à cette sortie. Elle risquait de devenir permanente en l’absence de travaux, compte tenu de l’ouverture dans les prochaines semaines du nouvel hôpital public commun aux deux agglomérations, mais aussi de l’achèvement des derniers travaux de la Transjuranne, autoroute de la Suisse frontalière. Les prévisions de circulation journalière en 2020 se situent à 80 000 véhicules sur l’autoroute et à 27 000 sur la route nationale. Sans compter que l’aménagement actuel fait courir d’importants risques d’accidents.

Le plan de relance autoroutier vient débloquer la situation. Le nouvel échangeur en constitue l’une des premières applications. L’allongement de durée de concession qu’il prévoit amène APRR (groupe Eiffage) à financer l’intégralité des travaux, soit 120 millions d’euros.

 

Trois phases et trois ans de travaux

 

Sous maîtrise d’ouvrage de la direction de l’innovation, de la construction et du développement du concessionnaire et sous maîtrise d’œuvre de Setec Ingénierie, le chantier est confié au groupement Vinci Construction Terrassement – Eurovia – Climent TP. Il comprend trois phases. La première améliorera la liaison entre la RN1019 et la RD437, en créant notamment un demi-diffuseur. La seconde, mise en service mi-2018, créera le nouvel échangeur proprement dit entre l’A36 et la RN1019. Et jusqu’à début 2020, la dernière tranche consistera à démanteler l’échangeur actuel et surtout à mettre à 2×2 voies une portion de 4 km de la RN1019, dont 850 mètres de tracé neuf.

Selon APRR, ce phasage doit permettre une amélioration successive sans perturber la circulation. Celle-ci sera maintenue en quasi-intégralité durant les trois ans de chantier.

Les travaux vont requérir plus de 500 000 mètres cubes de déblais et remblais. Ils comprennent dix ouvrages d’art. «La plupart d’entre eux serviront à franchir l’autoroute ou les rivières Savoureuse et Douce avec, dans le cas de cette dernière, un ouvrage particulier à tablier trapézoïdal», précise Sylvain Fléty, conducteur d’opérations «grands projets» chez APRR. Les mesures environnementales d’accompagnement incluent le prolongement du lit de la Douce et la création d’une zone humide en lieu et place d’une gravière.

 

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