Energie

Le CGDD étudie les surcoûts de construction des logements performants, compensés par les économies d’énergie

Mots clés : Administrations, banques, bureaux ouverts au public - Bâtiment d’habitation individuel - Coûts et prix - Démarche environnementale - Efficacité énergétique - Maison individuelle - Marché de l'énergie - Politique énergétique - Réglementation thermique et énergétique

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié deux notes qui relèvent que les surcoûts de construction des logements performants sont importants. « Entre la RT 2005 et le label BBC, ils seraient de l’ordre de 14% du coût de construction d’un logement individuel, et de 9% dans le collectif ». Cependant, ces surcoûts sont « fortement » compensés par des économies sur la facture énergétique.

« Le secteur résidentiel constitue un secteur clé pour la réalisation des objectifs de la politique environnementale et climatique française tels que définis par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte« , rappelle le CGDD, en préambule de sa note n°217 sur la « performance thermique des logements neufs : les surcoûts de construction compensés par les économies d’énergie » publiée le 10 décembre 2015. L’objectif du gouvernement est en effet de diviser par quatre les émissions de GES des logements par rapport à leur niveau de 1990 et de diviser par deux leur consommation d’énergie finale à horizon 2050.

Pour mémoire, depuis le 1er janvier 2013, les logements neufs doivent respecter les normes de la RT 2012. Elle impose le niveau BBC, soit un niveau de consommation en énergie primaire plafonné à 50 kWhep/m²/an en moyenne sur la France. Les logements collectifs bénéficient d’une élévation temporaire de ce niveau maximal de consommation d’énergie à 57,5 kWhep jusqu’au 1er janvier 2018. À noter que le niveau BBC correspond à une division par trois ou quatre, selon le type d’énergie utilisée, de la consommation maximale prévue par la RT 2005.

 

Différence de coûts de 14% dans l’individuel

 

Comme attendu, la note du CGDD révèle que les surcoûts sont croissants avec les exigences de performances énergétiques. De l’ordre, entre une construction respectant la RT 2005 et une autre respectant le label BBC (proche de la RT 2012), de 14% dans l’individuel et de 9% pour le collectif.

Sur le long terme, les investissements réalisés au moment de la construction conduisent à des économies dans l’usage futur du logement, comme le montre le tableau comparatif (en euros) ci-dessous.

À noter que « la massification des bâtiments construits dans le cadre de l’obligation de la RT2012 devrait avoir pour conséquence des effets d’apprentissage et une réduction des surcoûts de construction identifiés ici pour le label BBC ».

Le commissariat souligne par ailleurs que « le potentiel de diminution des consommations et factures énergétiques est d’autant plus élevé que le type d’énergie utilisée est onéreux et que la superficie du logement est grande ». En appliquant les niveaux de prix de l’énergie observés en 2014, il s’échelonne de 390 à 650 euros par an selon les cas. « Actualisé sur 25 ans, il compense partiellement le surcoût de construction sous l’hypothèse d’une stabilité des prix de l’énergie. La compensation serait complète à partir d’un taux de croissance annuel des prix de l’électricité de 3,5 % dans l’individuel et de 1,1 % dans le collectif. » Pour les logements dont l’énergie de chauffage est le gaz, la compensation serait complète dans l’individuel à partir d’un taux de croissance annuel des prix du gaz de 3,1 % dans l’individuel et de 1,1 % dans le collectif (1).

Chiffres-clés

3,7 Mtep

1 500 millions de m2 de logements devraient être construits à horizon 2050 depuis 2012 (700 millions de m2 en 2030). En supposant, par exemple, une part d’électricité de 70%, leur consommation d’énergie finale correspondrait à 3,7 Mtep selon les normes de la RT 2012 contre 11,1 Mtep selon les normes de la RT 2005, soit une économie théorique de 7,4 Mtep.

Focus

"Un habitat plus compacte et moins énergivore : pour quels coûts de construction ?"

Le CGEDD a publié également, début décembre, la note n°135 intitulée « un habitat plus compacte et moins énergivore : pour quels coûts de construction ? ». Outre le constat développé plus haut s’agissant du surcoût à la construction des bâtiments performants que compensent les économies sur la facture d’énergie, l’étude relève que construire une superficie deux fois plus grande sur une même parcelle réduit le coût au m² de 7% dans le collectif et de 5% dans l’individuel. « Dans le collectif, le surcoût lié à l’élévation du bâtiment est compensé par les économies d’échelle liées à la construction d’une superficie plus grande », souligne la note. Les coûts de construction apparaissent également sensibles à la densité de population de la commune dans laquelle les logements sont construits. Ils s’élèvent de 2% lorsque celle-ci est multipliée par deux.

(1) Ces résultats sont calculés sur la base de la température de référence (19°), les économies d’énergie réalisées peuvent bien évidemment être moindres en pratique si les ménages choisissent une température de confort plus élevée.

Source : www.aef.info

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