Bâtiment

Le Cesi inaugure son bâtiment du futur

Mots clés : Apprentissages

Le Centre des études supérieures industrielles (Cesi) a dévoilé le 27 juin un nouvel édifice installé dans son campus de Nanterre (Hauts-de-Seine). Cette construction possède un réseau de capteurs et un système de gestion poussé, des équipements destinés à la recherche et à la formation.

Aujourd’hui, personne n’imagine un bâtiment dépourvu d’informatique. Les organismes de formation ajoutent donc progressivement ce nouveau thème à leurs enseignements. En la matière, le Centre des études supérieures industrielles (Cesi) a vu grand : il a inauguré le 27 juin un édifice spécialement conçu dans cette optique. Ce dernier, installé dans son campus de Nanterre (Hauts-de-Seine), d’une surface de 300 m², abrite trois salles de travaux pratiques et un atelier d’impression 3D. Il possède aussi un réseau complet de capteurs et une supervision numérique que les chercheurs et les étudiants utilisent à des fins expérimentales ou éducatives.

Ce démonstrateur découle du projet Defi&Co. Ce programme de cinq ans vise à développer des apprentissages à des métiers tels que le traitement des données ou l’analyse de cycle de vie. Pour sa part, le centre de Nanterre s’intéresse aux bâtiments du futur. La nouvelle construction, réalisée en partenariat avec Cisco, Philips Lighting ainsi que Vinci Energies et sa marque Axians, vient renforcer cette orientation. « Grâce à cette structure, nous allons mener des recherches sur l’adaptation du bâtiment aux comportements des usagés, la maintenance prédictive des installations et l’intégration des données dans le BIM », explique Sébastien Segard, enseignant-chercheur du Cesi.

Bien qu’elle ne paye pas de mine, l’architecture du site compte plusieurs spécificités remarquables. Elle se compose de deux niveaux de conteneurs. Le second niveau est directement posé sur le premier, sans structure métallique intermédiaire. Des verrous tournants fixent les différents éléments entre eux. L’ensemble est posé sur des platines de fondations qui s’enfoncent à seulement 30 cm sous le sol. Ces choix techniques ont réduit la durée du chantier à cinq mois, de novembre 2016 à mars 2017.

 

L’éclairage fusionne les réseaux

 

Mais c’est l’éclairage qui constitue le coeur du démonstrateur. Philips Lighting a fourni des luminaires Led « Power-over-Ethernet » (POE). Ces lampes sont alimentées directement par le réseau informatique et ne nécessitent pas de câbles électriques. Chaque appareil est associé à un système qui combine un détecteur de présence et une cellule photométrique. « Les mesures de ces capteurs sont ainsi directement transmises vers une plate-forme de supervision de l’éclairage, précise François Darsy, responsable marketing pour les bureaux et l’industrie de Philips Lighting France. On peut ainsi dresser une cartographie de l’occupation de l’espace. »

Intégrer l’éclairage dans un réseau informatique bouleverse les habitudes du secteur. « Traditionnellement, nous arrivions quand  le bâtiment fini, observe Patrick Govindaraju, responsable du secteur de l’éducation et de la recherche d’Axians, la marque de télécommunication de Vinci Energies. Maintenant, nos installations doivent être prévues dès la conception. C’est une évolution pour les bureaux d’études et les architectes. »

Le changement affecte également les constructeurs de matériel électronique. Les LED de Nanterre sont ainsi branchés sur des commutateurs réseau (switch en anglais) que Cisco a spécialement imaginés pour cet usage. Ces dispositifs continuent à délivrer du courant lors d’une mise à jour de leur logiciel. En cas de redémarrage, la fonction PoE est prioritaire afin de pouvoir alimenter les lampes. « Par ailleurs, nous avons conçu une application afin que l’installateur puisse tester l’allumage des luminaires même si le réseau n’est pas encore paramétré », indique Fayçal Hadj, architecte de solution réseau pour les entreprises de Cisco.

Riche de ses infrastructures, le démonstrateur du Cesi est déjà prêt à accueillir de nouveaux équipements. « Nous avons prévu des prises et des ports supplémentaires », note Sébastien Segard. La connexion des volets roulants pourrait constituer une prochaine étape.

 

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