Emploi / Formation

Le Cese entend dynamiser les « emplois verts »

Mots clés : Monde du Travail

Le Conseil économique, social et environnemental a formulé plusieurs propositions pour développer l’emploi dans le domaine de la transition écologique.

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) vient d’effectuer, le mardi 26 mai, plusieurs préconisations pour faire de la transition écologique « un levier pour l’emploi en France ». Marie-Béatrice Levaux et Bruno Genty ont en effet présenté leur projet d’avis « L’emploi dans la transition écologique ».

Ses préconisations visent les objectifs suivants : faire de la transition écologique un objet du dialogue social ; mieux connaître l’emploi dans la transition écologique ; mobiliser toutes les parties prenantes, acteurs de l’emploi et de la formation et de la société civile et organisée, pour améliorer la gouvernance de la transition écologique. « L’emploi et le travail ne sont pas une simple variable d’ajustement de la transition écologique. Ils sont au contraire un levier pour sa réalisation, à travers la formation. Ils doivent donc être au coeur des politiques de transition écologique », soulignent les rapporteurs.

 

Renforcer la prise en compte du volet emploi-formation

 

Le Cese estime que la transition énergétique devrait être plus systématiquement abordée, dans les grandes entreprises, lors des négociations triennales qui portent sur la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) et sur le plan de formation. Le Conseil encourage aussi les collectivités publiques, entreprises et associations à proposer plus systématiquement une formation qualifiante aux jeunes sous contrats d’emplois d’avenir dans les emplois de l’économie verte.

 

Améliorer l’évaluation de l’emploi

 

L’appareil statistique national a établi que les activités de l’économie verte employaient près d’une personne sur cinq en France en 2010. Le Cese recommande que l’appareil statistique appuie son analyse de l’emploi dans la transition écologique sur des données plus qualitatives, recueillies à partir de l’observation des pratiques professionnelles et de leur niveau d’intégration des objectifs environnementaux. Il souhaite, en outre, que l’évaluation de la transition écologique concerne tous les métiers et tous les emplois. Le Cese préconise que les indicateurs de productivité soient complétés par une mesure de la contribution des activités économiques à la préservation de l’environnement et à l’économie des ressources.

Il recommande par ailleurs de favoriser une collaboration entre le Conseil national de l’information statistique (Cnis) et les branches sur le sujet.

 

Favoriser la concertation avec la société civile

 

Le Cese estime que le Conseil national de l’industrie (CNI), en conseillant les pouvoirs publics sur la situation de l’industrie et des services s’y rattachant aux niveaux national et territorial, devrait mieux intégrer le développement durable. Le Conseil préconise ainsi d’inviter, à titre expérimental, un représentant des organisations environnementales à participer aux travaux du CNI.

Enfin, le Cese recommande que la compétence des commissions de suivi de site (CSS) en matière de prévention des risques soit élargie, pour leur permettre d’accueillir les alertes émises par les comités d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), compétents pour prévenir des risques et donc pour alerter sur certains besoins en formations et en emplois.

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