Bâtiment

Le Cérib place sa journée « Expertise & Construction » sous le signe de l’économie circulaire

Mots clés : Béton - Situation économique

Pour la deuxième édition de sa journée « Expertise & Construction », le Centre d’études et de recherches de l’industrie du béton (Cérib) a mis l’accent cette année sur le thème, devenu aujourd’hui incontournable, de l’économie circulaire. « Comment les industriels du béton peuvent-ils contribuer au « zéro » déchet ? », telle était la question posée lors d’une table-ronde très attendue.

Fort du succès, l’année dernière, de la première édition de sa journée « Expertise & Construction », qui avait réuni près de 350 personnes, le Centre d’études et de recherches de l’industrie du béton (Cérib) a réitéré l’expérience une nouvelle fois cette année, le 5 juillet dernier. Dans une ambiance conviviale et constructive, près de 430 professionnels (prescripteurs, entreprises, organismes scientifiques, industriels, etc.) sont ainsi venus découvrir – ou redécouvrir – les installations et les équipements du centre technique industriel d’Epernon (Eure-et-Loir) et assister à plusieurs conférences et tables-rondes thématiques tout au long de la journée. Parmi ces tables-rondes, l’une était consacrée au thème de l’économie circulaire, particulièrement en vogue, à l’heure actuelle, dans la filière béton.

Ainsi, François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’Economie Circulaire, Rémi Galin, chef du Bureau de la gestion et de la législation des ressources minérales non énergétiques au ministère de l’Environnement, de l’énergie et de la mer, Fabrice Bonnifet, directeur développement durable et QSE de Bouygues, Bruno Fradet, responsable de développement pour Véolia Recyclage et Valorisation, Iaru Zuresco, président de la Commission marché travaux publics à la Fédération de l’industrie du béton (FIB), et Patrick Rougeau, directeur de la division matériaux et technologies du Cérib ont échangé sur les façons dont les industriels du béton peuvent contribuer, à différents niveaux, à une réduction significative de la production de déchets, l’un des principaux défis de nos sociétés contemporaines.

 

« Adieu les déchets, bonjour les ressources »


L’économie circulaire, qui tend désormais à remplacer le schéma linéaire traditionnel « extraire-fabriquer-consommer-jeter », est ainsi l’une des réponses « de bon sens » avancées à l’heure actuelle par les industriels pour faire face à l’enjeu sociétal de première importance que constituent les « externalités négatives » de notre système technico-économique. « Adieu les déchets, bonjour les ressources », a résumé François-Michel Lambert, qui a rappelé l’existence, en France, du Plan national de prévention des déchets et, à l’échelle européenne, de la directive-cadre sur les déchets, tout en insistant également sur l’intérêt de mener des projets de marchés publics exemplaires. De leur côté, les majors des secteurs de la construction et du recyclage, par les voix de Fabrice Bonnifet et de Bruno Fradet, ont mis en exergue les « nœuds stratégiques » destinés à rendre efficaces les principes de l’économie circulaire, comme la conception de produits démontables, la gestion des déchets sur les chantiers, l’organisation de leur collecte via des centres dédiés, etc.

Les industriels du béton, quant à eux, ne sont pas en reste, qui ont déjà lancé, ces dernières années, plusieurs initiatives dans ce sens. Par exemple, le projet national de recherche Recybéton fait partie de ces dernières, qui a pour objectif premier de valoriser la réutilisation des matériaux issus de la déconstruction des bâtiments, tout comme le projet Démodulor qui, lui, vise à encourager « une approche systématique de démontabilité » dans les projets de construction afin de faciliter le recyclage de certains sous-systèmes et composants. Les industriels fondent en outre leurs espoirs sur le BIM (ou maquette numérique) pour permettre la traçabilité des produits – en cours de projets comme en fin de vie des bâtiments –, et ainsi simplifier leur récupération ultérieure. Mais avant d’initier toutes ces démarches – et même pour les enclencher –, certains acteurs ne devraient-ils pas déjà procéder à une salutaire « évolution des mentalités », se demande le Cérib. Comme, par exemple celle des « maîtres d’œuvre, si longtemps opposés à la standardisation, ou encore les industriels, soucieux de maîtriser seuls la conception de leurs produits. »

 

 

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