Réalisations

Le centre commercial « Ma petite Madelaine » mise sur l’architecture et le paysage pour attirer le chaland

Mots clés : Centre commercial - Magasin

C’en est fini d’attendre Madelaine! Inauguré en grande pompe et en Indre-et-Loire, le centre commercial « de nouvelle génération » Ma petite Madelaine a ouvert au public ce 27 avril, à Chambray-lès-Tours.

Aux confins de la zone commerciale mochissime de Chambray-lès-Tours (Indre-et-Loire), « Ma petite Madelaine » – 12 hectares d’emprise, tout de même… – apparaît presque comme une oasis de beauté, de calme et de délicatesse. Signé des architectes Adélaïde et Nicola Marchi (Marchi Architectes), il a été réalisé pour le compte de la Compagnie de Phalsbourg, laquelle connaît son sujet sur le bout des doigts. On lui doit déjà notamment, en effet, l’Atoll à Angers (Antonio Virga et Vincent Parreira, architectes) et Waves à Metz (Gianni Ranaulo, architecte).

« Il n’y a pas de fatalité à la laideur et ici tout le monde est traité comme un VIP », explique Jean-Sylvain Camus, porte-parole de la Compagnie. Et en effet, « pourquoi venir dans un centre commercial alors que tout est disponible en trois clics sur internet? », interroge ingénument Philippe Journo, son P-DG et fondateur. Alors, pour faire venir (et revenir) le chaland, ce dernier a la solution : « Il faut faire du centre commercial le lieu le plus sympa de la ville et faire en sorte que la vraie vie y soit plus belle que la vie numérique ». Et il n’a pas lésiné sur les moyens…

Avec 40 000 mètres carrés de surface de plancher, 32 magasins et restaurants, le projet – une commande directe effectuée auprès des Marchi – développe une architecture-paysage « à l’écoute des lieux », intégralement habillée par 20 000 m2 de pin Douglas. Deux bâtiments implantés au nord et au sud de la parcelle, distant de 110 mètres, avec des hauteurs modulées de 7 à 12 m. Entre les deux prennent place de plus petits édifices, des « galets », hauts de 5 m au maximum, qui s’intègrent dans la partie centrale. Au cœur, un espace paysager (Atelier Paul Arène et Pierre-Alexandre Risser, paysagistes) avec 650 arbres (tilleuls, bouleaux, pins, érables, etc.) et même un charmant « Jardin des Amoureux » avec jets d’eau animés et gloriettes ombragées, propices aux baisers furtifs…

Enfin, persuadé qu’il faut amener « l’intelligence » au coeur du centre commercial, la Compagnie de Phalsbourg offre, à la petite Madelaine, une kyrielle de services aujourd’hui tous cruellement absents de la plupart des hangars commerciaux d’entrée de ville : wifi gratuit, espace VIP connecté, point-accueil avec hôtesses, navettes électriques gratuites, bornes interactives, recharge de smartphone, aire de jeux pour enfants, balades en poneys, toilettes gratuites, animations diverses, prêt de parapluies et même… de fauteuils roulants. Ce qui devrait attirer, selon Philippe Journo, entre 2 et 3 millions de visiteurs-consommateurs par an.

Focus

Chiffres-clés

12 hectares de foncier
32 magasins et restaurants
46 millions d’euros d’investissement
230 emplois créés
1110 places de stationnement
31418 m2 (surface de vente)
40000
m2 (SP)
86700 m2 d’espaces paysagers

 

Mise à jour

Des travailleurs illégaux sur le chantier

L’inspection du travail et les services de l’Urssaf d’Indre-et-Loire ont procédé à des contrôles sur le chantier, encore actif, du centre commercial « Ma petite Madelaine » de Chambray-lès-Tours en marge de son ouverture officielle, le 28 avril. « Plusieurs situations illégales d’emploi et de recours à des travailleurs détachés ont été relevées », note la préfecture d’Indre-et-Loire dans un communiqué. « Ces contrôles ont mis à jour un recours abusif au statut de travail détaché en situation de sous-traitance pour deux entreprises de droit roumain et leur donneur d’ordres actionnaire principal, et pour une entreprise de travail temporaire polonaise ne respectant pas les salaires de la profession. Par ailleurs l’emploi dissimulé de salariés par l’entreprise de nettoyage a contraint le maître d’ouvrage à faire interrompre sa prestation. Ayant également constaté que les mesures d’identification des salariés et de contrôle des accès au chantier étaient insuffisantes, l’aménageur de l’opération a dû les renforcer ».

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