Transport et infrastructures

Le CDG Express ne se fera pas « au détriment du réseau existant », selon le PDG d’Aéroports de Paris

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gares, aéroports - Transport collectif urbain

Le CDG Express, qui doit relier le centre de Paris à l’aéroport de Roissy juste avant les JO de Paris 2024, n’est pas financé par de l’argent public, estime Augustin de Romanet. De nombreux élus locaux jugent que la priorité devrait être accordée à la rénovation du réseau existant et notamment du RER.

Le PDG d’Aéroports de Paris, Augustin de Romanet, a défendu hier soir jeudi la future liaison ferroviaire directe entre Roissy et Paris – le « CDG Express »-, assurant que cette ligne profiterait « à tous les passagers » et ne se ferait pas au détriment du réseau existant.

« Il ne s’agit pas d’un train pour les riches. Il s’agit d’un train pour tous les passagers des aéroports, qui sont aujourd’hui de toutes conditions sociales », a-t-il affirmé sur France Info. « Le CDG Express, c’est la certitude de la prévisibilité du temps de transport, dans des conditions confortables pour les passagers », a ajouté le responsable d’ADP, jugeant infondées les critiques émises contre ce projet.

 

Prêt de l’Etat

 

Le Charles-de-Gaulle Express, ou CDG Express, doit relier à l’horizon 2023 la Gare de l’Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l’aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, durera 20 minutes et coûtera 24 euros. Le gouvernement a annoncé mi-novembre un prêt de 1,7 milliard d’euros pour la construction de cette ligne controversée. « Il est indispensable d’accélérer la réalisation de cette infrastructure dans la perspective des Jeux olympiques de 2024« , a justifié le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.

Cette décision a suscité l’agacement d’un certain nombre d’élus, qui estiment que la priorité devrait être accordée à la rénovation du réseau existant et notamment du RER B, qui dessert aussi l’aéroport, et à la construction du futur métro en rocade du Grand Paris, le Grand Paris Express.

 

Raisons comptables

 

« Le prêt d’1,7 milliard, c’est un prêt que nous aurions très bien pu obtenir auprès des banques. C’est pour des raisons comptables que l’Etat a souhaiter nous le prêter », a assuré Augustin de Romanet. « Il n’y a pas d’argent public dans le CDG Express. C’est un prêt que nous allons rembourser », a ajouté le patron d’ADP, en expliquant que la future ligne serait financée par ses utilisateurs et par une taxe prélevée sur les passagers des aéroports qui ne sont pas en correspondance.

Selon lui, le CDG Express ne se fera par ailleurs pas « au détriment du réseau existant. Il ne faut pas que les citoyens aient le sentiment que cette ligne CDG Express va dégrader le fonctionnement du RER B. Au contraire, elle va le sécuriser », a-t-il assuré.

Quelque 150 millions d’euros, selon lui, vont ainsi être versés par le gestionnaire des aéroports parisiens pour la « modernisation du RER B ». « Nous allons financer des nouveaux aiguillages » et « de la nouvelle signalétique, « pour que le RER B soit plus robuste », a-t-il dit.

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