Innovation produits

Le caniveau filtrant s’adapte aux fortes charges

Au lieu d’un seul substrat, le caniveau filtrant MEA Clean en met en oeuvre trois. Un surcroît d’efficacité qui le rend plus compact et mieux adapté aux fortes charges.

 « Contrairement aux autres caniveaux filtrants qui font appel à un seul substrat pour éliminer les métaux lourds, les hydrocarbures et l’ensemble des polluants des eaux pluviales, le MEA Clean repose sur un assemblage de trois couches spécialisées », explique Nicolas Mergenthaler, ingénieur d’application chez MEA. Une disposition qui, selon lui, en diminue l’épaisseur, en augmente l’efficacité et rend finalement sa mise en œuvre plus simple. « Les produits concurrents sont souvent dotés d’un fond percé, pour l’infiltration sur place, ce qui n’est pas le cas du nôtre, avec lequel il est toujours possible d’acheminer les eaux pluviales et de ruissellement là où on le souhaite. » En étant doté d’un enrobage classique, ce produit supporte par ailleurs de fortes charges (jusqu’à 600 kN) et s’avère ainsi compatible avec les voies de circulation. Enfin, parce qu’il est plus compact, il réclame des tranchées moins profondes (50 à 60 cm) que les caniveaux filtrants monocouches.

 

 Durée de vie de 20 à 25 ans

 

Baptisé Biocalith RCS, le substrat minéral de la couche supérieure, de couleur marron (voir photo) et épais d’une vingtaine de cm, se charge d’éliminer les hydrocarbures. Il est placé sous la grille de recouvrement et le volume de rétention. Beaucoup plus mince puisqu’elle ne mesure que 3 ou 4 cm d’épaisseur, la couche du milieu, minérale elle aussi mais de couleur blanche et portant le nom de Biocalith K, retient quant à elle à 99 % des métaux lourds (plomb, étain, cadmium, etc.). En dessous, une troisième couche de Biocalith RCS, relativement mince, complète le filtrage juste au-dessus d’un géotextile (rétention des particules fines) et d’un espaceur bombé en tôle percée. Le corps du caniveau est en polyester armé de fibres de verre.  La tenue dans le temps de ce matériel est de 20 à 25 ans selon le fabricant. « L’entretien se résume à un nettoyage de la couche supérieure tous les trois mois environ, et à un remplacement des deux ou trois premiers centimètres de cette même couche tous les deux ans », précise Nicolas Mergenthaler. En fin de vie, le substrat peut être envoyé indifféremment soit vers un site normal d’enfouissement des déchets, soit vers un centre d’incinération des ordures ménagères.

Vous êtes intéressé par le thème Innovation produits ?
  • Découvrez les Cahiers Techniques du Bâtiment
    Le magazine qui traite des innovations produits, des évolutions techniques et de l’actualité règlementaire dans tous les corps d’états.
    Voir le site

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X