Immobilier

Le budget de l’Anru 2 porté à 10 milliards d’euros

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Elections - Gouvernement - Urbanisme - aménagement urbain

Comme promis par Emmanuel Macron lorsqu’il était candidat à l’élection présidentielle, le budget du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU, aussi appelé Anru 2) sera porté à 10 milliards d’euros (contre 5 Mds initialement). La question du financeur reste en suspens… D’autant qu’Action Logement ne veut pas payer seul.

La promesse du candidat Macron de doubler le budget de l’Anru 2 pour le faire passer à 10 milliards sera-t-elle tenue ? La question était au cœur des Journées nationales d’échanges des acteurs du renouvellement urbain (Jeru) organisées du 5 au 6 juin à La Villette à Paris. « Le gouvernement sera à la hauteur des engagements fixés, les 10 milliards seront au rendez-vous, a assuré Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires. En ce moment, il y a des arbitrages, nous essaierons de concentrer nos fléchages budgétaires sur ce qui peut être le plus efficace pour faire changer nos quartiers. »

 

Revendications d’Action Logement 

 

La rallonge budgétaire est donc actée. Mais qui la financera ? « L’Etat sera au rendez-vous, mais je ne peux pas vous dire à hauteur de combien », concède Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires.

Un aveu qui ne satisfait pas Jacques Chanut, président d’Action Logement, principal financeur de l’Anru 2. « Je n’ai aucun doute sur le fait que l’engagement sera tenu, mais les partenaires sociaux ne pourront pas continuer à payer seuls. Il faut que la parole de l’Etat soit tenue, au moins sur le 6e milliard (promis par Manuel Valls lors du congrès HLM de 2016, ndlr) au risque de remettre en cause l’ensemble du système et de son financement », menace celui qui est également président de la Fédération française du bâtiment (FFB).

Car selon Jacques Chanut, les partenaires sociaux éprouvent un sentiment d’injustice. « Action Logement devait financer la moitié de l’Anru et aujourd’hui, nous le soutenons à 93%. Cela donne un sentiment d’inéquité aux partenaires sociaux car notre travail consiste à loger les salariés, et nous ne logeons pas 93% d’entre eux dans les quartiers prioritaires de la ville. Par ailleurs, nous ne finançons pas seulement les logements, mais aussi les équipements de ces territoires. »

 

Focus

La « méthode Macron »

La première sortie de Julien Denormandie a été l’occasion d’expliquer sa « méthode ». « Nous travaillons en fonction de trois piliers : la collégialité, la politique de résultats et la capacité à adapter les politiques publiques aux réalités des territoires. » A bons entendeurs…

 

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