Entreprises de BTP

Le BTP en marche : propositions pour un quinquennat constructif (1/4)

Mots clés : Architecte - Entreprise du BTP - Maîtrise d'ouvrage - Monde du Travail

Toute la semaine, entrepreneurs, architectes, maîtres d’ouvrage…dévoilent sur LeMoniteur.fr, les mesures qui faciliteraient leur activité. Des mesures précises, utiles et simple à mettre en oeuvre. Aujourd’hui : les propositions pour aider les entreprises de la construction et favoriser l’emploi.

« Aider les ETI avec un accompagnement spécifique »

« La France a la chance de disposer de majors du BTP, d’un important tissu de PME, mais aussi d’entreprises de taille intermédiaire (ETI), une catégorie d’entreprises peu aidée par l’Etat et qui a besoin de se développer ! Pour cela, il faudrait par exemple élargir le dispositif de la BPI, qui n’accompagne aujourd’hui qu’une vingtaine de petites ETI de 500 collaborateurs, à travers un mentorat pour la croissance à l’international ou la transformation digitale. »

Jacques Marcel, président du directoire du groupe GCC

 

« Simplifier le circuit du financement de l’alternance pour les TPE du BTP »

« A la faveur de la reprise, il faut parier sur l’alternance dans le BTP. Pour cela, il est nécessaire d’aller plus loin en matière de simplification, avec de nouvelles dérogations de métiers éligibles pour les jeunes de moins de 16 ans. Mais il faut aussi imaginer, pour les TPE, un système de financement où les coûts liés à leurs alternants viendraient directement en déduction des sommes dues au titre de l’effort de formation des entreprises et de la taxe d’apprentissage, sans passer par les organismes paritaires collecteurs agréés. Ces circuits administratifs sont trop complexes. »

Jérôme Pavillard, DRH de Razel-Bec

 

« Etablir le bon maillage  public-privé pour la reprise des déchets du BTP »

« Il faut associer industriels, artisans et distributeurs du bâtiment à la négociation des plans régionaux de prévention et de gestion des déchets, pour le volet concernant  les déchets de chantiers. A partir des volumes locaux et de l’offre de déchetteries publiques disponibles, nous ajusterions le nombre de points de reprise à créer dans les négoces pour respecter un rayon de 30 kilomètres autour du chantier. »

Géraud Spire, président de Gedimat Spire

 

« Créer un pôle French Tech BTP avec un rayonnement mondial »

« La France dispose de champions mondiaux de l’ingénierie et du BTP mais aussi de start-up qui sont de véritables pépites. Néanmoins, au-delà de quelques contrats parisiens et d’effets d’annonce, les grands groupes embarquent peu ces jeunes pousses à l’international pour les faire croître. Il faudrait les inciter fiscalement à le faire, tout en créant une marque nationale porteuse pour la French Tech du BTP. »

Thomas Le Diouron, fondateur d’Impulse Labs (incubateur)

 

« Ouvrir le métier de conducteur d’engins aux jeunes »

« Dans les TP, la formation initiale par alternance se heurte à la réglementation protégeant les mineurs. Dans le cadre des CAP – notamment de conducteurs d’engins – et des travaux en tranchée, les entreprises qui accueillent les jeunes sous ce régime doivent demander des dérogations à l’inspection du travail et certains métiers, comme la conduite d’engins de TP, leur sont interdits. Résultat, les jeunes renoncent à s’inscrire. »

Magali Criner-Serache, directrice de l’EFIATP à Egletons (Corrèze)

 

« Mener des projets de travaux maritimes pour ouvrir de nouveaux marchés »

« La France est la deuxième puissance maritime mondiale et nous n’en tirons pas assez parti. Il faut développer les énergies de la mer (éolien posé et flottant…), mais aussi lancer de nouveaux projets comme la création de fermes aquacoles au large des côtes. Pour tous ces ouvrages, nos entreprises de travaux maritimes peuvent dès à présent apporter leur savoir-faire au niveau des fondations, des ancrages, de la construction de flotteurs en béton… »

Bertrand Alessandrini, directeur du développement de Centrale Nantes

 

« Mieux contrôler la sous-traitance »

Nous considérons que les grands groupes, par un important recours à la sous-traitance, et par la dilution de responsabilités qu’elle entraîne, sont en partie responsables de la fraude au détachement. Il s’agit, à ce titre, d’agir dans plusieurs directions. En premier lieu, mieux contrôler la sous-traitance au sein des entreprises donneuses d’ordre. Cela implique notamment d’intégrer les données sur la sous-traitance et le détachement dans la base de données économiques et sociales (Bdes), et de consulter loyalement les institutions représentatives du personnel sur le sujet. Les informations sur le détachement figurant dans les registres du personnel devraient faire l’objet de davantage de vérifications des délégués du personnel. Il faut aussi inciter les pouvoirs publics à multiplier les actions de contrôle avec les organismes de l’Etat. Nous souhaiterions enfin voir figurer des clauses sociales dans les contrats de sous-traitance, afin de prendre en compte la notion d’offre économiquement la plus avantageuse prévue dans la passation des marchés publics.

Jean Michel Gillet, secrétaire national à la CFDT Construction-bois.

 

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