Transport et infrastructures

« Le BTP doit convaincre l’Etat français de l’importance du transport en Europe »

Mots clés : Electricité - Politique des transports - Politique européenne - Réglementation européenne

Dans un entretien à paraître dans le prochain Bulletin Européen du Moniteur, Jean-Eric Paquet, directeur à la direction générale (DG) Mobilité et Transports de la Commission européenne, revient sur la nécessité de préserver l’enveloppe de 31,7 milliards d’euros pour la période 2014-2020, que l’exécutif de l’UE propose de consacrer au Réseau transeuropéen de transport (RTE-T).

Le 19 octobre, la Commission a présenté un plan visant à accélérer le déploiement des projets d’infrastructures prioritaires dans le transport, l’énergie et les télécommunications numériques dans l’UE. À cette occasion, elle a notamment proposé un nouveau modèle pour les RTE-T, qui comporterait un double niveau : un réseau central à achever d’ici 2030, et un réseau global venant l’alimenter, et qui devra être fonctionnel d’ici 2050. Où en est-on de cette proposition ?

Tous les États membres ont accepté le principe du réseau central et ont validé les cartes présentées par la Commission. Un accord des ministres des Transports a été acté le 22 mars. Cette décision du Conseil constitue un pas en avant très important : les États membres se sont engagés à rendre pleinement fonctionnel ce réseau central d’ici 2030, pour la part qui les concerne. Mettre en place ce réseau central signifie trois choses : rendre les RTE-T multimodaux ; traiter les chaînons manquants entre réseaux nationaux, et ils ne sont d’ailleurs pas en si grand nombre ; traiter des points de congestions actuelles et futures. Le réseau central porte donc, pour l’essentiel, sur l’infrastructure existante, qui est à compléter, à développer et à mieux utiliser. Avec ce nouveau modèle pour le RTE-T, le véritable enjeu est d’avoir un réseau qui couvre toute l’Union européenne de manière cohérente, mais qui opère des choix. Si tous les projets s’inscrivent dans les RTE-T, le risque est que l’efficacité ne soit pas au rendez-vous, qu’il y ait  un effet « saupoudrage ». C’est ce qui se produit avec la politique...

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