Entreprises de BTP

Le BTP chinois de plus en plus présent en Afrique

Au cours d’une visite de sept jours en Chine du président congolais Denis Sassou Nguesso, Pékin et Brazzaville ont signé deux gros contrats dans les domaines de l’électricité et des infrastructures routières. Ces contrats illustrent bien la volonté de la Chine de renforcer sa présence en Afrique.

« Nous avons signé des accords avec la République populaire de Chine. Nous avons des relations excellentes, mais nous avons décidé de les porter à un niveau supérieur. Nous sommes satisfaits de notre visite », a déclaré M. Sassou Nguesso à la télévision congolaise à son arrivée lundi soir à l’aéroport de Brazzaville.
Le montant de ces contrats, les sociétés qui réaliseront les travaux et la date de leur démarrage n’étaient pas connus mardi.

Selon la télévision, le premier contrat prévoit le transport par une société chinoise de l’électricité du barrage hydro-électrique d’Imboulou, en construction depuis 2003 au nord de Brazzaville, vers la capitale congolaise et les départements du nord du Congo.
Ce barrage, en cours de réalisation notamment grâce à un prêt accordé antérieurement par Pékin, doit produire de l’électricité à partir de 2009.
Ces travaux devraient permettre de réduire la dépendance énergétique du pays vis-à-vis du barrage d’Inga en République démocratique du Congo (RDC) voisine, a-t-on estimé au ministère congolais de l’Energie.

Le deuxième contrat prévoit le bitumage par une société chinoise de la route en terre reliant Brazzaville à la ville portuaire de Pointe-Noire.
Cette route permettra de décongestionner la principale voie de communication entre les deux villes, le chemin de fer Congo-Océan, une voie ferrée vétuste de 512 km.

Depuis quelques années, la Chine – qui a de plus en plus besoin de pétrole pour son expansion rapide – joue la carte de l’aide au développement pour s’assurer des points d’appui à travers l’Afrique. C’est pourquoi elle s’intéresse particulièrement au Soudan, à l’Angola, au Nigeria mais aussi à la Libye, au Tchad, au Gabon et à d’autres pays producteurs.
Ce phénomène est aussi valable pour le Magreb. Par exemple, le numéro un du BTP chinois, la China state construction and engineering corporation, multiplie les contrats avec Alger et vient concurrencer les entreprises locales et occidentales en utilisant une main d’œuvre venue d’Asie.

J-P D.

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