Construction Numérique

Le BTP breton fait la lumière sur le BIM et la transition numérique

Mots clés : Entreprise du BTP - Logiciels - Outils d'aide

Intitulées «Plein phare sur la transition numérique», les troisièmes assises de la construction de la FFB se tiendront jeudi 21 avril, à Saint-Brieuc. L’occasion idéale pour décrypter les enjeux, les risques, mais surtout les opportunités de la transition numérique pour professionnels.

Si jusqu’à fin 2015, la conjoncture est relativement défavorable, «les enjeux et perspectives liés à la construction durable et à la transition énergétique et numérique devraient générer des marchés nouveaux et un niveau d’activité enfin à la hausse» assure la FFB Bretagne, qui compte 2 500 entreprises adhérentes employant 40 000 salariés (les 2/3 des salariés de la branche).

Un enjeu pour la filière, mais aussi pour les territoires. Rappelons que le bâtiment est un pilier économique majeur de l’économie bretonne avec un chiffre d’affaires de 7,3 milliards d’euros, soit 8% du PIB de la Bretagne. Il représente 11% des établissements (20 000 entreprises) et 8% des emplois salariés en Bretagne (56 000 salariés).

Pour la construction durable, les perspectives pour la filière sont connues: la part des chantiers liés à la construction durable, qui atteint 56% du chiffre d’affaires en 2014, devrait monter à 72% à l’horizon 2019 ! Mais dans le même temps, la transition numérique, notamment portée par l’arrivée du BIM (Building Information Model) également appelée «maquette numérique», va bouleverser toute la filière de la construction. Car plus qu’une simple maquette 3D, le BIM est avant tout une méthode de travail. Elle consiste à «construire avant de construire» et génère des pratiques plus collaboratives dans l’acte de construire. Ce sont donc des compétences nouvelles à acquérir et un saut technologique à faire. Dans le même temps, les entreprises doivent aussi repenser leur stratégie commerciale et leur offre de produits et/ou services.

Les enjeux et avantages du BIM seront analysés dans une table ronde avec des représentants la maîtrise d’ouvrage, des architectes, des bailleurs sociaux mais aussi plusieurs chefs d’entreprises. Pour la conception (c’est une certitude), pour la réalisation (des pionniers commencent à en faire la preuve) mais aussi pour l’exploitation des bâtiments. Car à l’échelle du parc existant, la majorité des consommations d’énergies d’un bâtiment sont celles en phase d’exploitation. La digitalisation des bâtiments (domotique, GTB, monitoring, etc.) est l’une des pistes pour maîtriser les consommations d’énergie. Mais des questions demeurent: qu’en est-il de l’usager, comment s’appropriera-t-il ces outils, souhaite-t-il avoir le contrôle ? Et pour les professionnels, l’exploitation et la maintenance seront-elles leur planche de salut ?

Probablement. Mais avant de tirer les bénéfices de ces futurs marchés, les entrepreneurs devront impérativement passer par la case formation. Avec les outils, la formation sera le thème des tables rondes de la fin de matinée.

Plus d’information sur www.batiment.bzh.

 

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