Industrie/Négoce

Le Brexit n’affole pas Saint-Gobain

Mots clés : Industriels du BTP - Situation économique

Le géant industriel français Saint-Gobain réalise 10% de son chiffre d’affaires au Royaume-Uni. Suite au vote favorable à une sortie de l’Union européenne intervenu le 23 juin, le groupe pourrait pâtir de la chute du cours de la livre et, à moyen terme, de l’affaiblissement de l’économie britannique.

A la clôture de la Bourse de Paris, le vendredi 24 juin, le cours de l’action Saint-Gobain a chuté de 11,03%, à 33,58 euros. C’était le premier impact du vote, la veille, en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne – le « Brexit » – sur le géant français des matériaux de construction… et sûrement pas le dernier. Saint-Gobain UK est en effet l’une des filiales majeures de la multinationale, avec 17 000 salariés. Le Royaume-Uni représentait 10% du chiffre d’affaires de Saint-Gobain en 2015 selon le dernier rapport annuel, soit presque autant que l’Amérique du Nord ou l’Allemagne. Pour autant, les marchés des matériaux de construction restent locaux. « Nos produits voyagent peu, et ceux destinés à la Grande Bretagne sont fabriqués au Royaume-Uni. Nous ne les exportons pas », explique une porte-parole de Saint-Gobain au Moniteur.

Malgré le poids de la filiale britannique sur l’activité globale du groupe, « le Brexit n’aura pas d’impact immédiat sur Saint-Gobain », assurait Pierre-André de Chalendar, PDG du groupe français, dans une interview au Figaro en mars. « Mais dans la mesure où l’économie britannique souffrirait, comme les études s’accordent à le dire, cela aurait des conséquences indirectes sur Saint-Gobain ».

Le groupe tricentenaire est présent outre-Manche via la distribution bâtiment (996 points de vente) avec des enseignes telles que Jewson, Graham, Priority Plumbing, et dans l’industrie par le biais de Saint-Gobain Abrasives, Saint-Gobain Construction Products UK, Celotex, Saint-Gobain PAM UK, Saint-Gobain Ceramics & Plastics, Rencol Tolerance Rings ou encore British Plaster Board. « La baisse du cours de la livre aura uniquement un impact au moment où nous convertirons le chiffre d’affaires généré au Royaume-Uni en euro », estime-t-on au siège du groupe.

Le 21 juin, trois jours avant le référendum, Saint-Gobain avait signé l’appel lancé par 34 entreprises françaises présentes au Royaume-Uni afin de plaider pour le maintien du pays au sein de l’UE. En vain.

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