Réalisations

Le Bassin minier fait son cinéma

Mots clés : Manifestations culturelles

Le président de la Cinémathèque française Costa-Gavras était à Wallers-Arenberg, le 25 septembre, pour l’inauguration de «Creat!ve Mine», reconversion innovante d’un site minier en pôle d’excellence dédié à l’image et aux médias numériques.

Jusqu’à présent, Arenberg devait surtout sa renommée à la fameuse «trouée» éponyme, cauchemar des coureurs du Paris-Roubaix. Depuis 2012, ce site minier, exploité de 1899 à 1989, est également inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Avec ses trois chevalements, Wallers-Arenberg est, en effet, un modèle du genre, qui a inspiré de nombreux réalisateurs, à commencer par Claude Berri, qui tourna ici la majeure partie de son Germinal. Désormais, Arenberg est aussi une place forte du cinéma et de l’audiovisuel alors que Bouygues Construction Nord-Est vient de livrer la première tranche d’un programme de 49 millions d’euros HT devant reconvertir les lieux en pôle dédié.

Installés sur place depuis 2001, les élus de la communauté d’agglomération La Porte du Hainaut travaillent depuis cette date à ce grand projet de territoire, structurant pour toute la région Nord-Pas-de-Calais et au-delà. 11,5 millions d’euros furent d’abord investis, entre 2005 et 2008, dans la restauration du bâti, dont les maçonneries sont en brique locale couronnées de cordons en pierre de Lunel, issue des Carrières du Boulonnais. La fameuse «salle des pendus», où les mineurs accrochaient leurs vêtements au plafond, est ainsi devenue un espace événementiel. A partir des résultats d’un marché de définition lancé en 2010, La Porte du Hainaut et l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambraisis (UVHC) se mettaient finalement d’accord en 2011 sur un programme en trois tranches – une ferme et deux conditionnelles – ainsi que sur le principe d’un contrat de partenariat public-privé (PPP) pour sa mise en œuvre opérationnelle. Le PPP devait conduire à une procédure de dialogue compétitif qui aboutira à une signature avec Norpac (devenue depuis Bouygues Construction Nord-Est) fin 2013.

 

Etudes en cours pour la deuxième tranche

 

A peine deux ans plus tard, la première tranche, qui consistait en la restructuration d’un bâtiment du XIXe siècle (Nathalie T’Kint maître d’œuvre) et la construction d’un bâtiment neuf (Serge Colin, Skope, maître d’œuvre) vient donc d’être livrée, comprenant un laboratoire destiné à accueillir des chercheurs, des plates-formes partagées (plateau télé de 1 000 m2 équipé de la dernière technologie, halles d’essai, salles de projection et de montage etc.), des locaux pour jeunes pousses et un parcours patrimonial donnant à voir les installations techniques. Le cap a donc été maintenu en dépit de la crise. «Ce projet a même été salvateur pour le secteur du BTP, Norpac ayant respecté son engagement de faire intervenir un maximum d’entreprises régionales», souligne Hélène Helle, directrice de la communication de La Porte du Hainaut.

Cette première phase de 20,5 millions d’euros HT a été financée à 20% par La Porte du Hainaut et à 80% par le Feder, les Fonds territoriaux Bassin Minier et une convention FDAN passée avec le conseil départemental du Nord. Les études sont en cours pour la deuxième tranche conditionnelle, qui prévoit l’aménagement de bureaux dédiés à la filière et l’ouverture d’un restaurant. La troisième tranche est constituée d’un «équipement culturel scientifique de l’image» grand public.

 

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