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Le bassin méditerranéen sera le plus affecté par le réchauffement climatique

Selon une étude internationale publiée dans la revue américaine Science, le bassin méditerranéen et les régions alpines seront les zones les plus affectées, sur le continent européen, par un réchauffement climatique au 21e siècle.


Ce rapport fruit du travail de 16 instituts de recherche en Europe est le modèle informatique le plus détaillé à ce jour de l’impact sur l’environnement et les populations du réchauffement climatique en Europe occidentale d’ici à 2080.
« De toutes les régions européennes, le bassin méditerranéen paraît être le plus vulnérable à un réchauffement global du climat », alors que la montée des températures et la diminution des précipitations entraîneront des pénuries d’eau, indiquent les auteurs de ce document.
« Les conséquences seront des sécheresses, des incendies de forêt, un déplacement des variétés traditionnelles d’arbres vers le nord et la perte de terres agricoles », ajoutent-ils.

Selon leur scénario, de 14 à 38% de la population de la Méditerranée vivra dans des zones où il y aura des pénuries d’eau.
« Ces pénuries seront probablement aggravées dans cette région par l’irrigation et le tourisme », relève l’étude.

Le réchauffement du climat va également modifier l’enneigement dans les Alpes. Selon cette étude, il neigera en hiver le plus souvent à partir de 1.500 à 1.700 mètres dans les prochaines décennies contre environ 1.300 mètres aujourd’hui.
Dans les Alpes suisses, par exemple, les superficies skiables devraient ainsi être réduites de 85% actuellement à 63%, estiment ces chercheurs.

L’étude, qui porte sur 15 pays de l’Union européenne ainsi que sur la Suisse et la Norvège qui n’en sont pas membres, prévoit une hausse des températures moyennes de 2,1 à 4,4 degrés celsius d’ici à 2080.

Pour minimiser l’impact des gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone, dont une grande majorité de scientifiques pensent qu’ils contribuent au réchauffement de l’atmosphère, l’Union européenne a défendu le protocole de Kyoto sur la réduction de ces émissions polluantes. Les Etats-Unis, pourtant le plus gros émetteur de ces gaz, ont refusé de le ratifier tant que les pays en développement n’y seraient pas soumis.

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