Energie

Lancement de 4 nouveaux Instituts pour la transition énergétique

Mots clés : Démarche environnementale - Fiscalité - Gouvernement

En pleine agitation autour de la suspension de l’entrée en vigueur de l’écotaxe, annoncée le 29 octobre par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, est venu clore mardi après-midi un colloque ouvert par le commissaire général à l’Investissement, Louis Gallois, sur le thème « La contribution à la transition énergétique du programme d’investissements d’avenir ».

Ce colloque a été l’occasion pour Philippe Martin de marteler à nouveau que la transition énergétique ne peut plus être considérée comme une option, qu’elle est une « obligation » et qu’après le récent rapport du GIEC, plus aucun doute n’est permis sur « l’urgence à agir ».
L’occasion aussi de saluer le lancement de quatre nouveaux Instituts pour la transition énergétique – nouvelle appellation des Instituts d’excellence en énergies décarbonées –, qui tous souscrivent au « dessein » de la transition énergétique, celle-ci devant « être au coeur d’une des lois les plus importantes » du quinquennat que le ministre aura « l’honneur de présenter au cours » de l’année 2014, a-t-il souligné.

L’activité des quatre ITE s’articule en effet autour de trois « ambitions majeures » de la transition : valoriser l’énergie solaire, renforcer l’efficacité énergétique et promouvoir la ville durable. Leurs noms : PSEE (Paris-Saclay Efficacité Energétique), IPVF (Institut Photovoltaïque d’Ile de France), Efficacity et INEF4 (Institut national facteur 4).

S’agissant de l’IPVF, dont Total est l’un des moteurs (aux côtés d’EDF, du CNRS, d’Air Liquide et bien d’autres), une convention de financement à hauteur de 18,5 millions d’euros sur six ans a été signé avec l’Agence nationale de la recherche. Signature qui permet le démarrage opérationnel de l’Institut dont l’ambition « est de faire de la France un leader mondial de l’énergie solaire, et de dessiner le paysage photovoltaïque du futur », a indiqué Jean-François Minster, le directeur scientifique de Total, qui assure la première présidence d’IPVF.

Une « nouvelle génération » du Plan d’investissements d’avenir (PIA 2) va bientôt démarrer, a rappelé Philippe Martin, dont plus de 50 % des financements seront liés à la transition énergétique et écologique. Ils viendront s’ajouter aux fonds dégagés dans le cadre des 34 plans industriels lancés le 12 septembre par le président de la République, et dont 16 ont également pour ambition cette transition.

Enfin, a-t-il ajouté, le rapport de la commission Innovation 2030, présidée par Anne Lauvergeon, se traduira prochainement par « des soutiens à plusieurs dizaines d’innovations de rupture ». Lors du colloque, a d’autre part été annoncé le lancement, la semaine prochaine, d’un nouvel AMI (appel à manifestation d’intérêt) concernant le stockage, sujet cher aussi à l’ancienne présidente d’Areva. « On s’entête, on veut brasser très, très large », a dit la représentante du Commissariat général à l’Investissement. L’AMI inclura les aspects « électrique, stockage thermique et hydrogène » et le CGI espère bien attirer les énergéticiens.

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