Industrie/Négoce

LafargeHolcim veut réduire la voilure

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire suisse « SonntagsZeitung », Beat Hess, le président du conseil d’administration de LafargeHolcim, revient sur les suppressions de postes annoncées par le groupe. Il évoque aussi la réduction de l’implantation du groupe dans les pays « où les résultats ne sont pas satisfaisants ».

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire suisse « SonntagsZeitung », Beat Hess, le président du conseil d’administration de LafargeHolcim, est revenu sur les suppressions de postes annoncées par le groupe le 15 septembre dernier. Pour le nouvel homme fort du groupe, en place depuis mai, la mise en œuvre de la fusion entre les deux cimentiers qui ont fusionné, Lafarge et Holcim, se révèle trop lente jusqu’ici : « Nous avons perdu beaucoup de temps et nous n’avons pas mis la priorité au début sur un processus rapide d’intégration. (…) Nous avons pris trop de temps jusqu’à ce que les conseils d’administration et les directions générales n’empoignent les dossiers ensemble ». LafargeHolcim a ainsi annoncé la suppression de 250 emplois dans ses fonctions centrales d’ici fin 2017 : 130 à Holderbank, en Suisse ; 80 à L’Isle-d’Abeau, en Isère ; et le reste sur d’autres sites à travers le monde. Cette réorganisation n’aura pas d’impact sur les sites opérationnels de LafargeHolcim dans les pays concernés, ni sur le centre de R&D du groupe à L’Isle-d’Abeau, indique un communiqué. « Sur les marchés où Lafarge et Holcim sont tous deux présents il y a des doublons et les structures doivent encore être adaptées », précise Beat Hess dans son interview à l’hebdomadaire suisse.

 

Evaluation des pays au cas par cas

 

Autre annonce : si LafargeHolcim est aujourd’hui présent dans 90 pays, le géant du ciment veut réduire son implantation. « Nous serons présents dans un moins grand nombre de pays, c’est certain », a indiqué le président au journal. D’ici à 2018, il va procéder à une évaluation au cas par cas, dans tous les pays où les résultats sont insatisfaisants, avec pour objectif de diminuer les coûts en capital. Encore une réduction de voilure en France après le projet de transformation des cimenteries de La Couronne (Charente) et Saint-Vigor d’Ymonville (Seine-Maritime) en stations de broyage de ciment dévoilé en février dernier (202 suppressions de postes prévues) ? Beat Hess a enfin évoqué un changement de nom pour le groupe franco-suisse. Le président de LafargeHolcim ne cite aucune proposition concrète, mais note qu’une nouvelle appellation permettra au personnel de s’identifier au nouvel ensemble. LafargeHolcim a annoncé récemment avoir déjà dépassé son objectif de 3,5 milliards de francs suisses (3,2 milliards d’euros) de désinvestissements sur toute l’année et a porté ce programme à 5 milliards de FS (4,5 milliards d’euros) d’ici fin 2016.

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